La nuit se passe plutôt bien. Quelques scieurs de bois animent les chambrées sans qu'aucun ne se soit fait lynché dans son sommeil.

Comme prévu tout le monde débarque au restaurant sur le coup de huit heure. C'est que la journée va être longue. Hervé sort son arme secrète. Un lot de 50 crêpes bretonnes certifiées d'origine contrôlée qui vont faire la joie de toute la bande.

Le moment de la rando approche et tout le monde s'affaire. Les participants qui ne viennent que pour la journée du samedi arrivent ainsi que la surprise. Decathlon nous fait l'honneur de particper à la Fagnet avec les portes vélos chargés de présents. En tout 8 vélos mis à notre disposition a utiliser selon notre humeur. On y trouve 4 tout suspendus de XC ou de rando, un dual, un trial, et deux prototypes classés secret défense. Pour l'heure personne ne semble vouloir faire d'infidélité à son fidèle destrier. Alex enfourche néanmoins un proto et votre dévoué narateur troque son super-v dont la pate de dérailleur vient de rendre l'âme pour le second proto.

Peu après neuf heure tout le groupe se met en route. Nous sommes plus de trente. Les premiers kilomètres se passent bien. Certes le terrain est détrempé par les pluies, mais le sol reste dur et parfaitement praticable. Une des caractéristique et des charmes de la région, c'est l'omniprésence de la foret. Dite de haute futée elle constituera l'essentiel du décors de nos randos durant tout le séjour. Après quelques kilomètres d'un progression aisée qui sert d'échaufement, la première grimpette du jour effectue une première sélection et étire le groupe.


Emilio, du magazine O2 Bikers n'arrête pas de mitrailler le peloton, ce qui l'oblige à dépasser tout le monde, photographier, puis quand tout le monde est passé ranger le matos, remonter le groupe à fond de train et recommencer. Dur dur le métier de journaliste sportif.

Un chemin forestier nous conduit sur un sentier qui fait office de frontière entre la France de la Belgique. Un superbe single en devers qui longe le haut de la vallée de la Meuse particulièrement escarpée à cet endroit et qui nous vaut quelques jolis panoramas sur les eaux boueuses du fleuve en crue. Vttistiquement parlant c'est un régal puisque la sente par en nombreux virages parsemés de racines et d'effleurements rocheux qui constituent autant de difficultés et d'obstacles que nous prenons plaisir à déjouer.

La descente dans la vallée de la Meuse est épique. Pour le fun nous empruntons un sentier qui part droit dans la pente, et plus nous progressons, plus la pente s'accentue. Le bas étant ponctué par un mur terminé par un fossé. L'humidité et les feuilles mortes pimentent l'exercice pour rendre le sol particulièrement glissant. Pour ne rien gâcher il faut slalomer entre les arbres qui prennent un malin plaisir à se planter dans la trajectoire. Un moment d'enthologie qui vaudra a tout le monde de gouter au moins une fois la saveur de l'humus local. Certains en reprendront de très nombreuses rations.