Le long de la meuse nous suivons une route sur quelques centaines de mètres, le temps de rejoindre un pont qui nous permet de traverser le fleuve et rejoindre le bourg de Haybes. Après une courte progression par le chemin de hallage qui est à quelques centimètres de se trouver noyé par la crue, nous obliquons en direction les hauteurs de ce versant-ci de la vallée. Une belle grimpette qui nous offrira nos premiers gués sur un chemin qui oscille entre le pierrier et le ruisseau et qui etire à nouveau le groupe pour nous conduire vers le belvédère sur Fumay. Lovée dans un méandre de la Meuse, la ville s'étend en contrebas. Nous profitons de ce spectacle pour faire une pause et scinder le groupe. C'est en effet ici que se sparent ceux qui vont continuer à explorer le massif de ceux qui entamment l'itinéraire de retour.

Les courrageux entamment une boucle qui va les enmener deux cent mètres plus haut par un chemin forestier bien raide, puis reviennent vers le belvédère par un coupe-feu en faux-plat descendant très ludique puisqu'il virvelote entre les racines et les pierres et ou les virtuoses s'amusent à prendre de la vitesse et de l'angle dans les nombreux virage. La fin de cette boucle spéciale gros mollets est sanctionnée par une descente raide dans un pierrier.

Du belvédère nous decendons vers la Meuse par un chemin qui compte une épingle rapide puis continue par un mono-trace en devers. Nous traversons une ancienne carrière d'ardoises. Jadis chaque village ou hameau possédait sa propre exploitation. La descente vers le chemin de hallage se fait via deux tobogans ou l'on s'amusera à comparer la technique et le style de chacun.

Nous traversons une nouvelle fois la Meuse, puis la ville de Fumay qui épouse la forme de la vallée particulièrement étroite et encaissée à cet endroit. Par une petite grimpette bien casse-pates, nous rejoignons la vallée du Ri d'Alyse dont nous remontons le cours sur quelques kilomètres par une voie en devers qui oscille entre le chemin, et la mono-trace.

Le Ri d'Alyse qui a pris des allures de torrent en furie délimite la frontière entre la France et la Belgique. Nous arrivons au guè. Vu le débit, il ne mérite plus ce nom que parce que la carte topographique le dit. Nous le franchissons de manière tantôt cahotique, tantôt acrobatique pour nous retrouver sur le sol Belge. Le sentier progresse maintenant au fond de la vallée et se révèle netement plus gras et boueux. La progresssion se fait plus lente surtout que les kilomètres commencent à s'accumuler pour les moins entrainés.

Comme le gîte est situé en haut du massif et que nous sommes toujours au fond de la vallée, il faut bien se décider à remonter. C'est la dernière épreuve du circuit. Une grimpette de quelques kilomètres sur une chemin forestier. En haut, nous cours-circuitons les dernières difficultés pour rejoindre Oignies et le gîte par un autre chemin forestier bien roulant. Encore un dernier coup de reins car bien évidemment le gîte se trouve sur les hauteurs du village, et nous goutons la délivrance du retour au bercail.

Belle moyenne puisque nous n'avons mis que cinq heures trente pour parcourir un peu plus de 30 kilomètres. Le groupe des 40 kilomètres arrivera à peine quelques minutes plus tard.