Tadoussac


Mercredi 1er août - Tadoussac

Ce matin, alors que les autres dorment encore, Yan et moi quittons l'auberge " à la fraîche " pour une petite balade pédestre dans le Vieux Québec. Après deux sorties nocturnes, nous voulons voir Québec de jour. Il fait déjà bon et les rues sont désertes à cette heure de la journée et il est très agréable de s'y promener. La vision diurne de la ville nous fait mieux apprécier la beauté des bâtiments anciens. Nous arpentons ainsi pendant plus d'une heure les différents quartier du Vieux Québec avant de regagner l'auberge où l'on ronfle encore. Après un réveil progressif de la troupe, nous préparons les sacs et regagnons les voitures. Plus de trois heures de route sont au programme de ce matin afin de gagner Tadoussac, l'étape la plus septentrionale de notre séjour. En route...

Une fois dépassé Québec, les villes se font plus rares et aussi plus petites. En montant de cette façon plus au Nord, on sent bien la prédominance de la nature sauvage et l'on s'imagine facilement arriver à la fin de la route avec, devant nous, les immenses étendues mythiques du Grand Nord.
Sur la route qui nous mènent à Tadoussac, nous faisons une halte après le village de La Malbaie et profitons d'un point de vue sur la rivière du même nom qui se jette à cet endroit dans le Saint Laurent. Le fond de l'air est frais et l'on peut percevoir comme une odeur de mer. Il faut dire que le fleuve n'en finit plus de s'élargir et que bientôt ses eaux douces se mélangeront à l'eau de mer venant de son embouchure (qui se trouve pourtant encore à plusieurs centaines de kilomètres).
Nous finissons par arriver à Baie Sainte Catherine (il est vrai que les autoroutes québécoises sont longues pour nous français, avec leur vitesse maximale autorisée de 110 km/h. Limite qu'il ne fait pas bon trop dépasser...). Le village se trouve sur la rive sud du fjörd du Saguenay et c'est au bord de celui-ci que se termine (réellement cette fois) la route.

Pour gagner Tadoussac, il nous faut embarquer sur un des traversiers qui passent sans arrêt d'une côte à l'autre. Une fois à bord de l'un de ces énormes bacs, ses puissants moteurs grondent et il quitte la berge pour nous mener de l'autre côté. La poussée développée est impressionnante et nous nous retrouvons rapidement au milieu du fjörd où souffle un vent soutenu et plutôt frais (on sent nettement la différence de climat depuis Québec et surtout Montréal).
A ce moment, c'est nous qui sommes vraiment impressionnés. Le Saguenay est si imposant que l'on se sent tout petit. Sous le traversier, il y a plus de 140 mètres de fond (ce n'est pas le moment de laisser tomber quelque chose à l'eau) ! Par endroit la hauteur cumulée de ses falaises et de ses profondeurs peut paraît il dépasser 500 mètres. Le Saint Laurent n'est pas en reste et atteint tranquillement ici ses 7 kms de large, avec un peu de brume il est d'ailleurs difficile de voir l'autre côté. Ce qui est drôle c'est que ces dimensions n'apparaissent pas démesurées pour Alex ou Kiwi, habitués qu'ils sont à ce genre de chose. Pour les touristes que nous sommes c'est différent. Quand on vous parle de fleuve et que vous imaginez la Seine ou la Loire - qui ne représenteraient au Québec que deux petits rus - et que vous voyez le Saint Laurent, vous ne pouvez être qu'étonné.

Terre ! La courte croisière terminée, le traversier libère camions et voitures avant de se remplir à nouveau. C'est fait, nous sommes à Tadoussac ! Nous ne monterons pas plus loin dans le Québec. Etant donné la réputation mondiale du village, très connu pour les baleines qui vivent une bonne partie de l'année juste devant lui au milieu du fleuve, on s'attend à lui trouver quelque chose de particulier. Et bien non, mis à part les boutiques de souvenirs et les petites entreprises de croisière aux baleines qui composent le tissu économique local, c'est un charmant village d'environ 900 habitants.
Nous trouvons assez facilement l'AJ du village où nous devons passer les deux dernières nuits du Québecnet. Mais celle-ci nous semble un peu "bizarre", elle ne ressemble pas complètement à la photo de son site internet. C'est plutôt le lieu de rassemblement underground des "hippies" de passage et en guise d'auberge c'est plus un moulin à vent qu'autre chose. Même si l'ambiance qui y règne semble bonne enfant, on y sort et rentre par toutes les entrées disponibles, aucune porte ne ferme à clé (dixit le gérant de l'AJ "pourquoi avoir des serrures, il n'y a pas de vols") et leur état laisse un peu à désirer. D'un commun accord et sans savoir de quoi il retourne, nous décidons alors d'écourter d'une nuit le séjour prévu.
Après avoir pris possession de notre chambre (!), nous redescendons vers le Saguenay pour déjeuner sur les rochers qui le bordent. Cette formalité accomplie, nous nous rendons au port pour prendre des renseignements sur les croisières aux baleines. Reste à attendre le prochain départ...
Son heure arrive et pendant que le groupe s'habille et part à la recherche des baleines et autres cétacés, Alex et moi passons tranquillement la fin d'après-midi à la terrasse d'un petit "troquet", à parler de tout et de rien. Puis nous nous mettons en quête d'une bonne table pour ce soir, histoire de marquer la proche fin du séjour. Nous récupérons ensuite les baleiniers amateurs et pacifiques qui regagnent le port et sont tous ravis d'avoir pu contempler les magnifiques mammifères qui fréquentent les eaux du fleuve.

Le soir venu (il tombe d'ailleurs vite sous ces latitudes), chacun revêt ses plus beaux tee-shirt et short (!) et nous descendons l'artère principale du village vers notre restaurant du jour, "Chez Georges". Nous ne regrettons pas notre choix car la cuisine qu'il délivre, à base de poissons, est d'excellente qualité. Le dîner est l'occasion de faire le bilan du Québecnet et pour chacun de discuter des jours passés et de tous les lieux traversés, découverts et appréciés.
Lorsque nous rentrons à l'auberge vers 23h, le concert du soir bat son plein et il faut une intervention du maître des lieux pour y mettre fin ("il y a des gens qui sont aussi ici pour se reposer". Il a de l'humour en plus le bougre !). Le public présent se rabat donc sur le bar d'à côté qui va prendre le relais tandis que quelques occupants de l'AJ (ou d'ailleurs !), dont nous, se rassemblent autour d'un feu pour une petite veillée à la belle étoile. Fourbus comme d'habitude, nous poussons pourtant l'heure du coucher plus avant, conscients que c'est là notre dernière soirée québécoise. La nuit sera moyenne principalement à cause de la chaleur lourde.


Jeudi 2 août - Tadoussac

A voir la tête de chacun au lever, le sommeil n'a pas été terrible ! Au programme de la journée, promenade aux alentours du village et kayak de mer cet après-midi (on ne fait plus de vtt mais tout de même encore un peu de sport). Mais d'abord, trouver les douches et c'est toute une épreuve !!
Bon finalement on les a trouvé, elles étaient bien planquées au sous-sol ! Une fois propres, un petit déj' rapide avant de retourner faire quelques dernières courses, histoire d'assurer les repas restants puis nous partons, à pied, par un chemin qui s'éloigne un peu du village. Nous n'irons pas bien loin car le dit chemin s'enfonce assez rapidement dans les bois et comme on ne progresse pas très vite en marchant (contrairement au vtt), nous ne continuons pas plus avant dans cette direction (il ne faudrait pas se perdre et rater le départ du kayak). Nous rebroussons donc chemin et regagnons la route principale où le défilé journalier et alternatif (mais perpétuel) de véhicules se déroule tranquillement. Nous passons devant la pisciculture de saumons du village avant de reprendre les chemins empruntés hier qui mènent au bord du Saguenay. But de la manœuvre : tenter d'apercevoir du rivage quelques rorquals ou bélugas et pourquoi pas une baleine.

Lorsque l'on arrive sur les roches qui marquent la berge du fjörd, nous constatons que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée, quelques personnes parmi la vingtaine qui se trouvent là sont même fort bien équipés de jumelles ou zooms photos puissants afin de profiter du spectacle éventuel. Pour savoir si l'on a quelque chance d'entrevoir le dos d'un cétacé, il suffit de suivre les déplacements des zodiacs qui sillonnent l'embouchure. Si quelques uns sont arrêtés ou avancent lentement, c'est qu'ils ont repérés un mammifère et qu'ils attendent sa remontée en surface pour l'admirer. Coup de bol, plusieurs zodiacs sont juste devant nous à quelques dizaines de mètres et c'est un béluga qui est au centre de leur préoccupation.
Ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de voir réellement un animal de ce genre et c'est quelque chose de fabuleux à vivre. En quelques secondes, on se retrouve avec les yeux ébahis d'un enfant à regarder obstinément et longuement cette forme blanche pointer régulièrement au dessus de l'eau et, dès qu'elle disparaît, à scruter la surface en tentant de deviner le prochain endroit où elle réapparaîtra. On pourrait rester comme ça des heures, c'est véritablement magique ! Nous contemplons ainsi pendant plus d'une demi-heure, entre les ballets improvisés des zodiacs et bateaux de croisière avec les traversiers tout proches, la lente progression de deux bélugas, complètement indifférents à l'effervescence qui règne autour d'eux.

Toujours rattrapés par l'horaire (il faudra forcément revenir un jour pour une plus longue période afin de retrouver tous ces endroits que l'on a du laissé chaque fois faute de temps), nous quittons les bords du Saguenay et continuons la balade dans le dédale de sentiers balisés jusqu'au port du village. De là, nous remontons les quelques rues qui nous ramènent à l'auberge où c'est aussi l'effervescence à la cuisine car il est l'heure de déjeuner. Celle-ci ne dépareille pas avec la déco générale de l'AJ, tout comme les batteries de casseroles et autres ustensiles qui ont apparemment quelques heures d'utilisation au compteur ! Pas grave, une petite vaisselle préventive et l'on pourra manger.

Il est presque 14h et, le repas terminé, nous nous rendons sur la plage du port (on se croirait vraiment en bord de mer !) d'où nous allons partir pour 3h de kayak de mer. Prise de contact avec notre instructrice du jour qui nous explique les rudiments à connaître avant de se laisser glisser sur l'eau. La demoiselle n'est pas commode et Alex et moi nous prenons un savon à cause de nos mines niaiseuses (dixit la dame). Du coup, on la joue sérieuse jusqu'à la fin des explications. Elles sont plutôt inquiétantes d'ailleurs, puisque l'on nous informe qu'au cas où l'on tomberait à l'eau (qui flirte allègrement avec les 5°C), il ne faudra pas paniquer et qu'on nous ramènera gentiment jusqu'au rivage, bleu mais on nous ramènera ;-) Les pieds dans l'eau, on se rend bien compte de sa "fraîcheur". Par contre, ce qui est encore plus surprenant c'est que, malgré le fait que l'océan soit encore à plusieurs centaines de kilomètres, elle est déjà salée.
Tout le monde embarque et commence à pagayer vers le large en suivant scrupuleusement les conseils prodigués juste avant et surtout notre guide, un solide gaillard avec un accent québécois à couper au couteau (d'après Kiwi, c'est l'accent gaspésien). Manque de bol, le soleil est un peu voilé en ce début d'après-midi ce qui, ajouté au vent qui souffle bien sur le fleuve, nous rafraîchit légèrement avec nos tee-shirts même pas gore-tex ! Notre accompagnateur à l'air d'en connaître un rayon sur le kayak et la nature environnante (terrestre ou sous-marine) qu'il nous détaille par le menu. Il nous annonce même que si notre progression s'effectue à un bon rythme, nous pourrons peut être nous rendre sur la zone où se trouvent les baleines. Gloups, un frêle kayak à côté d'un autobus à fanons, on ne fera pas le poids en cas de collision ! Mais l'idée d'approcher ces animaux est plutôt excitante. Pagayons donc...

Quelques centaines de mètres plus au large, nous apercevons la tête d'un jeune phoque qui reste à nous observer à bonne distance, première rencontre avec la faune locale et - espérons - pas la dernière. Kayaks joints, nous faisons ensuite une longue pause éducative dispensée par notre sympathique professeur qui nous apprend de nombreuses choses sur la vie animale dans le Saint Laurent. Très rafraîchissant, au figuré mais surtout au propre car, après avoir pas mal pagayé, cet arrêt prolongé nous refroidit sérieusement. Il est temps de repartir. Le ciel s'est bien couvert depuis que l'on a quitté la plage et l'on ne voit maintenant plus le soleil. Est ce le temps ou notre niveau moyen en kayak mais toujours est il que l'on se rend compte que nous n'irons pas beaucoup plus au large (à mon avis c'est une question de niveau ;-). Nous continuons néanmoins la progression en essayant de la pimenter par quelques sprints aqueux. A ce petit jeu, nos deux locaux, Alex et Kiwi, se révèlent les plus rapides. On a même l'impression qu'ils ne forcent pas, c'est vexant ! Puis tranquillement, nous prenons la direction du port de Tadoussac (la vue du village que l'on a depuis l'eau est superbe) et accostons sur le sable. Fin de la sortie, on remise les kayaks et rendons les combinaisons. C'était pas mal du tout et ça nous a bien ouvert l'appétit tout ce grand air.

Direction l'AJ où nous allons prendre le dernier repas commun du séjour. Alex nous quitte le premier pour retourner sur Montréal, déjà un de moins :-(. Nous préparons le reste des provisions et avons juste le temps de finir de manger avant qu'une grosse averse orageuse ne tombe sur l'auberge. C'est forcément un signe, le beau temps nous quitte en cet fin de randonet. Nous patientons sous le porche de la maison pour terminer de charger le van. Vers 20h, les sacs dans le coffre, c'est l'heure du départ. La famille Pouet qui continue son séjour au Québec va s'enfoncer dans les terres en suivant le Saguenay tandis que pour Kiwi et ses trois "maudits français" (Pidji, Yan et moi ;-) c'est le retour vers Montréal et, dès demain, vers la France. Une page se tourne et c'est avec émotion que nous nous séparons devant l'auberge. Bonne route les Pouet !!
Le traversier passé, suivent les cinq heures d'autoroute que Kiwi avale seul pendant que nous dormons (rêvons ?). On arrive à plus de minuit chez lui. Rideau, demain il fera jour.


Vendredi 3 août - Montréal

La boucle sera bouclée cet après-midi lorsque nous décollerons de l'aéroport de Mirabel, d'ici là, profitons de la journée... Au lever, nous retrouvons Geneviève que nous avions laissé lundi matin pour raisons professionnelles. Sa semaine a forcément été moins riche que la nôtre que nous lui contons rapidement pendant le p'tit déj'. Car comme il faut bien que quelqu'un assure la bonne marche du ménage (pas Kiwi quoi ;-), Kiwette doit nous quitter à nouveau pour s'en aller prendre le métro pour la dernière fois de la semaine. A bientôt et un grand merci pour ton accueil.

Une fois prêts, nous partons un peu en retard à Laval rendre le van de location. Surprise chez le loueur, nous avons dépassé l'heure limite de restitution et en sommes quitte pour payer la journée. Dans ce cas on le garde, il nous sera bien utile pour amener nos cartons vtt jusqu'à l'aéroport.
Nous retournons dans le quartier Villeray pour faire quelques achats de produits régionaux dans une boutique artisanale (confiture de bleuets, sirop d'érable,...) puis vers le centre-ville et le quartier du vieux port que nous n'avons pu visiter faute de temps la semaine dernière. Le soleil brille sur Montréal mais la chaleur est plus lourde que les jours précédents. Nous déambulons dans les rues du quartier, passons devant l'hôtel de ville, la cathédrale Notre Dame de Montréal, le quartier d'affaire (au style très américain avec ses hautes tours) avant de revenir vers les restaurants. Déjeuner peinard en terrasse d'un resto (mais non nous n'avons pas fait que manger au Québec ;-) puis retour chez Kiwi où l'après-midi est déjà bien avancé. Tellement d'ailleurs que nous ne prenons pas le temps de démonter et ranger les vélos dans leurs cartons, on verra ça à Mirabel car il est largement l'heure de partir.

Comme toutes les grandes villes aujourd'hui, Montréal n'échappe pas aux traditionnels bouchons de fin de semaine et voilà que nous nous retrouvons à rouler au pas sur l'autoroute (ça nous permet de constater le nombre élevés de véhicules que l'on peut voir avec un canoë sur le toit. Les week-ends québécois doivent être agréables...). M... ça tombe mal, on va peut être involontairement prolonger le séjour ! Tandis que Kiwi reste confiant (l'est cool le Kiwi, tout va toujours bien !) et que Pidji n'est pas vraiment concerné puisqu'il part demain soir, Yan et moi regardons fébrilement les minutes qui défilent.
Finalement, la route se débloque et notre situation avec et nous arrivons enfin à l'aéroport, ouf ! Kiwi nous dépose devant l'entrée et s'en va garer la voiture. Mais avant de s'enregistrer, il faut encore démonter les vtts et les ranger soigneusement dans les cartons et ça n'est pas gagné (on a mis près de deux heures la première fois). Nous commençons donc, avec l'aide de Pidji, à déballer clés, ruban adhésif et autres accessoires utiles sur le trottoir du terminal sous le regard amusé des voyageurs. Quelques minutes plus tard, alors que Kiwi nous a rejoint, les vélos sont en semi-puzzles, prêts à regagner leur boîte de voyage. Est ce le temps très limité ou le fait de l'avoir déjà fait une fois, toujours est il que nous battons un record d'empaquetage, en à peine une demi-heure tout est terminé. C'est heureux parce que lorsqu'on se retrouve devant le guichet nous sommes les derniers à être enregistrés, juste 20 minutes avant la clôture ! Re-ouf, nous pouvons souffler et profiter des derniers instants qui restent pour revenir sur la semaine écoulée et son parfait déroulement.

Que de choses vécues et vues pendant ces sept jours qui sont forcément passés très (trop) vite, il faut dire que pour tout le monde c'était une totale découverte (même pour Kiwi qui n'était jamais allé à Tadoussac). Tous les spots parcourus étaient magnifiques (personnellement ma préférence va aux parcs des monts Tremblant et Saint Anne qui dispose d'un formidable potentiel tant par leurs reliefs que leur superficie) et nous avons vraiment trouvé ce que nous étions venus chercher : un énorme bouffée d'oxygène dans un pays où c'est encore la nature qui prédomine (espérons pour longtemps encore).
Aussi, je pense que Yannick Pierre-Jean et Christian seront d'accord pour que nous adressions ensemble un grand merci à l'organisateur de ce randonet. Donc Kiwi, Merci.
Quand à ceux qui sont eu le courage de lire tout ce qui précède (c'est comme pour la descente, si j'étais écrivain, ça se saurait !), un seul conseil : allez-y, vous ne le regretterez pas !!


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Mars 2002