Course à pied et VTT : l’intérêt.
Course à pied et VTT
Par Eric
I. Introduction
Cet article traite de l’intérêt de pratiquer la course a pied dans le cadre d’une amélioration des performances en VTT. Il fait suite à un thread entre listards au cours duquel j’avais tenté de donner un avis éclairé que je vais préciser ci-dessous. En ce sens, ce qui suis n’engage que ma propre responsabilité et, je l’espère, suscitera de votre part de nombreuses réactions auxquelles je me ferai un plaisir de répondre.
Avant de pénétrer dans le vif du sujet, j’aimerais insister sur le fait que dans le domaine qui nous intéresse, je n’ai de connaissances ni scientifiques ni livresques, mais plutôt empiriques. Pratiquant assidûment la course à pied depuis une douzaine d’années (Marathons, Ultra-Marathons, Cent bornes) et le VTT depuis maintenant 7 ans, j’ai acquis une bonne expérience de, ce que je crois, il convient de faire et ne pas faire. Cela signifie d’une part que je ne vous ’gaverai ’ pas de théorie théoricienne sur les filières énergétiques où la physiologie intramusculaire et, d’autre part, que si vous êtes un spécialiste des matières sus-citées, ce texte ne s’adresse pas à vous !
D’ailleurs, à qui s’adresse t’il ’
A toutes celles et ceux qui pratiquent le VTT avant tout pour leur plaisir mais qui cherchent tout de même à atteindre un niveau de performances honorable, c’est à dire ne pas être obligé de pousser le vélo dès la première bosse. En clair, si pour vous VTT signifie ’aller chercher sa baguette et ses croissants le Dimanche matin avec son bô TS’ou ’participer au prochain championnat du monde de X-country’, passer votre chemin, vous n’apprendrez rien !
Pour tous les autres, rappelons le sujet : courir peut-il permettre d’améliorer ses performances à VTT ou d’ailleurs, à l’inverse, pratiquer le VTT peut-il entraîner de meilleurs résultats en course à pied ’
Mon avis sur la question est clair et net : oui, course à pied et VTT sont bénéfiques l’un pour l’autre et sont, je pense, complémentaires. Dans les lignes qui suivent, j’expliquerai tout d’abord pourquoi puis montrerai comment adapter son entraînement dans les deux disciplines pour faire péter ses chronos.
II. Le poids du sport
Avant toute chose, commençons par mettre au rencard une vieille idée malheureusement très répandue chez les ’patates de canapé’comme disent nos voisins d’outre Atlantique et qui consiste à dire, je cite : " Le sport ne fait pas maigrir ". Cette belle sentence a due être inventée je suppose par les producteurs de ’Dallas’ ou ’d’Hélène et les glaçons’ afin de donner bonne conscience aux hordes d’écervelés agglutinés devant leur TV à suivre les amours alcooliques d’Hélène ou les premières règles douloureuses de JR’ ou le contraire, je sais plus très bien !
Et quand on vous dit : " le sport ne fait pas maigrir ", on vous balance un magnifique résultat du genre : " pour perdre un kilo de graisse, il faudrait pédaler pendant 36 heures’ ! ! ! ". Balaise ! même Virenque chargé à l’EPO ne doit pas pouvoir tenir aussi longtemps. C’est quand même une sacré preuve !
Bon, ce que l’on oublie généralement de dire, c’est que même en pédalant 36 heures, on ne perdrait pas un kilo de graisse. Ce calcul est totalement faux et est basé sur une simple analogie ’pouvoir énergétique de la graisse / dépenses caloriques dues au pédalage’ sans tenir compte de la physiologie de l’effort. On peut faire une comparaison très simple avec les constructeurs automobiles qui vous annoncent que leur dernier modèle consomme 3 litres aux 100 km à 90 km/h, sans vous préciser que la mesure est effectuée à vitesse strictement stabilisée sur une piste parfaitement plate présentant des conditions de frottement minimum avec un véhicule allégé à l’extrême. En clair, on vous ment à l’insu de votre plein gré ! ! ! !
S’il est certain que tous les sports ne font pas maigrir ’voir par exemple les combats de Sumotori, l’haltérophilie ou le lancé de nains-, la pratique régulière d’une activité dite, à tort, d’endurance, permet de perdre rapidement quelques kilos superflus. Il suffit de regarder d’un peu près un coureur à pied, un cycliste ou un nageur ’et à fortiori un tri-athlète- pour mettre le nez dans cette évidence : rare sont les coureurs obèses et performants !
III. Sheila et le Yogi
Pourquoi le terme endurance me semble t’il erroné ’
Parce que justement, ce n’est pas le fait de pratiquer une activité d’endurance qui permettra de perdre du poids et ce n’est pas non plus le fait de pratiquer une activité d’endurance qui permettra d’améliorer ses performances sportives. Je m’explique.
Faites les tests suivants : enfermez tout d’abord un yogi ascétique et expérimenté dans une boite étanche de 150 cm3 et plongez le dans un océan glacial à 1000 mètres de profondeur. Le brave homme va se mettre en état d’hibernation, c’est à dire ralentir ses rythmes cardiaques et respiratoires, et sera capable de survivre à cet exercice plusieurs jours d’affilés uniquement grâce à ses maigres ressources corporelles. Merveilleux ! Le fonctionnement de son corps est basé sur un principe d’endurance : il ne fournit que de très faibles efforts, juste nécessaires à sa survie. Ses propres réserves suffisent largement à l’alimenter.
Passons maintenant au second test. Reprenez votre yogi, dans les mêmes conditions, mais diffusez en boucle fermée le dernier disque de Sheila. A aucun moment votre homme ne sera capable d’atteindre l’état second nécessaire à la réussite de l’exercice. La perturbation extérieure générée par l’infâme phénomène acoustique issu des haut-parleurs conduira chez le cobaye à une inévitable augmentation du rythme cardiaque, à une grosse consommation d’oxygène et à une dépense d’énergie bien supérieure à ce que seules ses réserves corporelles seront en mesure de lui fournir. Il passera d’un régime d’endurance à un mode de résistance, beaucoup plus exigeant en terme d’énergie. Vous pouvez arrêter la musique, le yogi ne tiendra pas longtemps, sauf s’il est spécialement entraîné ! (à écouter Sheila, cela va de soi).
Ce que je veux montrer à travers cet exemple idiot c’est que simplement pratiquer un sport sans chercher à ’pousser ses limites’ ne vous mènera pas à grand chose. Pousser son caddi® au supermarché, faire de la marche ’touristique’ en montagne avec sandwiches saucisson-beurre toutes les demi-heures, faire sa promenade à vélo le dimanche matin à 12 km/h voire même faire un footing 30 minutes par semaine sans forcer constituent des activités d’endurance qui, je l’accorde, ne feront ni maigrir, ni progresser. L’un et l’autre étant, je pense, fortement liés, tout au moins dans une première phase de reprise des activités sportives.
Mais attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : l’endurance est bel et bien une composante fondamentale de l’entraînement et ne doit en aucun cas être négligée.
IV. Différences et Similitudes
Qu’est-ce qui rapproche course à pied et VTT ’ En quoi ces deux activités peuvent-elles être complémentaires ’
IV.1 Similitudes
Il convient peut-être dans un premier temps de discerner les diverses pratiques liées au cyclisme et à la course à pied. Le tableau ci-dessous dégage les principaux thèmes de ces sports et souligne les aptitudes communes.
Cyclisme |
Course à pied |
Aptitudes |
Poursuite, piste |
Sprint (100 m,’) |
Puissance musculaire
Vitesse de pointe
Capacité anaérobie |
Piste, Sprint long |
Demi-fond (400 m, 1500,’) |
Puissance musculaire
Vitesse de pointe
Travail en résistance
Capacité anaérobie + aérobie |
|
- Fond (5000 m,’) sur piste |
Travail en résistance
Vitesse
Capacité aérobie |
- Sortie VTT courte et intense |
- Cross Country (5 à 10 km) |
Puissance musculaire
Résistance musculaire
Vitesse de pointe
Résistance ET endurance
Capacité aérobie |
Epreuve routière 50 km et plus
Sortie VTT > 30 km |
Course sur route 10 à 21.1 km |
Résistance et Endurance
Vitesse
Capacité aérobie
Résistance musculaire |
Epreuve routière 100 km et plus
Sortie VTT longue > 65 km |
Marathon |
Résistance, Endurance
Capacité aérobie
Résistance musculaire |
Longue distance sur route |
100 km |
Endurance
Résistance musculaire |
Course par étapes |
Raid, Epreuve par étapes |
Endurance
Résistance musculaire |
On observe donc sur le tableau ci-dessus (sans doute non-exhaustif) que principalement deux disciplines pédestres et VTTistes demandent les même capacités : Le cross-country et les courses sur route jusqu’au semi-marathon, que l’on peut estimer être équivalente à des sorties VTT courtes mais très intenses et des sorties plus longues jusqu’à 50 km, mais variées en intensité. Il est donc raisonnable de penser, en toute logique, qu’un entraînement efficace pour l’une des activité le sera pour l’autre.
Cependant, il convient de préciser un ou deux points qui, généralement, sont les arguments forts des personnes estimant que les deux activités (cyclisme et course à pied) sont contradictoires, voire néfastes l’une pour l’autre.
IV.2 Différences
Les différences sont de deux types :
Les groupes musculaires sollicités en course à pied et en vélo de manière générale ne sont pas exactement les mêmes. Beaucoup pensent que cette différence génère une perte d’efficacité pour la pratique de l’un ou l’autre des sports. Par exemple, un coureur à pied qui inclurait dans son entraînement quelques séances de vélo développerait des muscles inutiles pour la course, d’où moins d’efficacité donc de moindre performances.
Qu’en est-il au juste ’
Pratiquer de manière intense ou unique un sport aura bien évidemment pour conséquence de développer en particulier les muscles liés directement à cette activité et de sous-exploiter d’autres parties du corps. Le résultat auquel on peut s’attendre à plus ou moins longue échéance est un sérieux déséquilibre musculaire, source :
Je vois par contre de nombreux avantages à pratiquer les deux activités de manière concomitante :
On entend souvent dire : ’les zones cardiaques stimulées par la course à pied et le vélo ne sont pas les mêmes, c’est pourquoi ces deux activités sont antagonistes’.La première affirmation est sans aucun doute vraie dans la mesure où le cyclisme est un sport dit ’porté’ alors que la course à pied est une activité dans laquelle le pratiquant porte son propre poids donc plus exigeant au niveau cardiaque. Ceci dit, il existe toujours les trois fameuses zones d’endurance, de résistance et d’efforts maximum. Chacune de ces zones correspond respectivement à 50-70 % de la fréquence cardiaque maximum (FCM), 70-85 % de la FCM et 85-100 % de la FCM. Aussi, un entraînement convenablement mené à l’aide d’un pulse-mètre, permettant de parfaitement cibler ces zones en fonction de ses capacités propres et du sport pratiqué, ne pourra être que bénéfique pour les deux activités.
On sollicitera en effet chaque groupe de muscles dans une zone cardiaque plus étendue conduisant ainsi, par exemple, à une meilleure vascularisation ou oxygénation des fibres musculaires
J’aimerais enfin rajouter à ces remarques le point suivant : si vous êtes un forçat de l ?entraînement, un jour où l ?autre, vous atteindrez un bon niveau de ?. lassitude. En effet, quoi de plus pénible que d ?enquillez les kilomètres à l ?infini, même dans son sport favori. Le moral et la motivation finissent par progressivement s ?étioler et finalement, on a tendance à laisser son VTT au fond du garage ou ses baskets au fond du placard. Apprécier, ou tout au moins pratiquer, les deux activités permettent au contraire de partager les plaisirs, augmenter ses sensations, entretenir sa motivation.
V. Entraînements
On trouvera sur ce site un excellent article de Looping traitant des différents types d ?entraînements et des sollicitations physiologiques associées.
Je le remercie ici d ?avoir fait ce gros travail de présentations et d ?explications. On pourra donc se référer à son article afin de mieux comprendre les notions de VO2Max, VMA, FCM où autres termes techniques que je ne manquerai pas d ?utiliser.
Ce début d ?année tombe bien. Nous sortons tous d ?une rude période alcoolo-alimento-glandouillaire durant laquelle nous avons ardemment travaillé la nausée matinale, la crise de foie et les poignées d ?Amour . Il est grand temps de reprendre une activité physique régénératrice à vapeur, histoire de se remettre en forme pour le printemps qui approche à grand pas avec son cortège de minijupes dans son sillage.
Je prendrai donc l ?exemple typique de Monsieur tout le Monde (MtM) après les fêtes de fin d ?année désirant rapidement retrouver la caisse. L ?organisation des séances est indicative, le plus important étant de respecter les proportions de chacune des activités proposées par semaine. Cependant, on évitera de réaliser dans la même journée deux séances difficiles.
Mais au fait, que se passe t ?il durant une pause hivernale ? Quels sont les conséquences sur la forme d ?automne que nous avions acquise à la sueur de notre front et à coup de gros plateaux ?
On (quand je dis ?on ?, ce n ?est pas moi, mais de brillants chercheurs enfouis au plus profond de leur laboratoire) a montré que :
On voit donc qu ?une coupure, même brève, entamera plus rapidement le côté cardiaque que le côté musculaire. C ?est d ?ailleurs ce que chacun peut vérifier lorsqu ?après une dizaine de jours d ?arrêt, la moindre grimpette nous fait monter le c ?ur en zone rouge. On comprend donc que le premier soucis de MtM soit de retrouver son tonus cardiaque. Or, miracle, les adaptations cardiaques sont bel et bien croisées ce qui signifie, d ?un point de vue technique, que le vélo où la course à pied ?voire même la natation- sont tout aussi profitables les unes que les autres sur ce plan (cardiaque !).
Il faut maintenant remarquer la chose suivante : comme je l ?ai écrit plus haut, la course à pied sollicite un peu plus le système cardio-vasculaire que le vélo, ceci simplement dû au fait que le vélo est un sport ?porté ?. Je dirais qu ?a ce stade de l ?article, la boucle est bouclée : la course à pied, pratiquée avec modération est suivant un programme bien précis, aidera MtM à retrouver son niveau initial dans les plus brefs délais.
Comment faire ? Et bien suivez le guide :
Technique
: vous vous échauffez 20 à 30 minutes par un footing en endurance à l ?aide de votre pulse-mètre. Quelques étirements suivent cet échauffement et finalement, vous enchaînez des séries de 30 secondes très rapides et de 30 secondes très lentes (marche par exemple). Cet exercice est absolument magique pour rendre au c ?ur ce que les chocolats de Noël lui ont volé ! Suivant votre niveau de coureur à pied, vous ferez :Ces trois premières semaines doivent déjà vous avoir apporté un réel plus par rapport à un entraînement uniquement axé VTT. Vous vous sentez mieux, plus véloce et Oh ! surprise, vous qui pensiez que la course à pied était vraiment un truc pénible et fastidieux, commencez presque à y prendre du plaisir. Sans doute aussi avez-vous perdu un peu de poids. Oui ? non ? alors ca va venir. Et pourquoi ? Simplement parce comme notre yogi de tout à l ?heure, vous ne travaillez plus uniquement en endurance mais faîtes appel à des capacités de résistance : vous ne vous contentez pas de ?grignoter ? vos réserves, mais tapez vraiment dans vos ressources. MtM peut donc maintenant envisager la suite des événements comme suit :
Puis finalement, un jour ou l ?autre, on fini par avoir aussi envie de la développer, cette puissance musculaire. Dans ce domaine, il n ?y a qu ?un seul et unique truc : la musculation en salle. Adopter le Squat (barre chargée et posée sur les épaules, jambes légèrement écartées, talons rehaussés, flexion-extension des jambes), c ?est le top dans le genre. Exercice à ne pas pratiquer en cas de problèmes lombaires, mais bon, on est des VTTistes, alors les lombaires, ca nous connaît ! !
Il existe de nombreuses formules qui permettent d ?allier VTT et course à pied. Chacun doit pouvoir trouver son bonheur en fonction de ses disponibilités et de ses affinités. Mais je crois qu ?il est important avant tout de comprendre que d ?une part, pour progresser, il faut réellement ?taper dans ses réserves ? et que d ?autre part, il faut savoir se limiter, panacher ses activités pour ne pas aller au delà d ?un seuil de récupération source de blessures inévitables. En un mot, l ?important est de se faire plaisir !
Voici enfin une dernière remarque :
?et deux conseils qui, si vous les suivez, vous permettront sans aucun doute de péter vos chronos :
1. Le premier conseil est insignifiant, pas grand chose, mais d ?une efficacité redoutable : évitez à tout prix le grignotage. J ?entends le grignotage lorsque vous roulez où lorsque vous vous entraînez. Vous savez, ces petites barres de céréales, ce petit Mars, Bounty ou fruits secs qui font un bien fou pendant la rando avec vos potes ? Eh bien laissez les pour les autres. En effet, il est important d ?entraîner son corps à réellement taper dans ses réserves propres. Et il en a des réserves ! Si vous êtes un habitué du grignotage, ce sera sans doute un peu raide au début mais vous vous habituerez progressivement. Au fur et à mesure des sorties, votre corps deviendra capable de chercher sa nourriture de plus en plus profondément et tout cela grâce à un phénomène que l ?on appelle la surcompensation. En clair, si vous créez un déséquilibre énergétique important dans vos muscles à un instant donné, votre corps réagira les jours suivants en stockant une plus grosse quantité d ?énergie (en l ?occurrence, du glycogène) dans le foie ET dans les muscles activés.
Donc, au cours de sorties dominicales et/ou amicales, buvez beaucoup d ?eau pure, mais ne consommez rien. Bien évidemment, n ?allez pas jusqu ?à ?épuisement des stocks ?, c ?est à dire la fringale et prenez avec vous une barre chocolatée, au cas où ? Mais sachez résister à la tentation et ne consommez cette barre, dans la mesure du possible, qu ?à la fin de votre rando. Gardez les boissons énergétiques et autres ?dopants ? sucrés pour le jour J, c ?est à dire une vraie compet ou le jour ou vous aurez réellement décidé de vous faire péter les tripes : effet Turbo garanti ! ! !
2. Le deuxième point concerne un phénomène nommé hypoglycémie, ou plutôt comment éviter l ?hypo. C ?est très simple. Une fois de plus, ne manger rien. C ?est paradoxal, mais vrai. Je m ?explique :
Lors d ?une épreuve sportive, il faut avoir terminer son repas trois heures avant le départ de la course. Entre ? 3 heures et le départ, il convient de ne boire que de l ?eau non sucrée et de ne pas consommer de sucre. En effet, la consommation d ?aliments sucrés entraîne invariablement une augmentation du taux de sucre dans le sang. Parfait me direz vous, c ?est bien ce que l ?on cherche. Mais, cette élévation du taux de sucre est immédiatement suivie d ?une décharge d ?insuline qui, elle, va provoquer une brutale chute du taux de sucre dans le sang, ceci afin d ?éviter de graves ennuis cardiaques. Bilan : dans les trente à quartantes minutes suivant l ?ingestion de sucre, vous vous retrouvez en état d ?hypoglycémie. Dur, surtout si vous vous étiez justement en plein effort de course : c ?est la panne sèche, le trou total, l ?abandon de toutes vos forces, truc que vous mettez sur le compte d ?une méforme ou d ?un coup de barre dû au surentraînement que vous vous êtes imposé spécialement pour cette épreuve.
Comment pratiquer donc ? Simple : ne buvez que de l ?eau dans les trois heures précédents votre course ou dans l ?heure précédent la rando avec vos potes. Dans le cas d ?une course, vous allez vous échauffer et ce n ?est que à ce moment que vous pourrez consommer un élément sucré. En effet, le démarrage d ?une activité sollicitant le système cardio-vasculaire va bloquer le fonctionnement du pancréas, générateur de cette fameuse décharge d ?insuline. Ceci justement dans le but d ?assurer un taux de sucre élevé dans le sang pendant l ?effort. C ?est beau le corps humain non ?
Si vous êtes avec vos potes pour une ballade cool voire même une rando un peu plus musclée, ne mangez rien, comme je l ?ai expliqué ci-dessus.
Voilà les quelques éléments que je voulais introduire ici. J ?espère ne pas vous avoir trop gavé et surtout, j ?espère vous avoir été utile dans l ?optique de l ?amélioration de vos performances.
Mais retrouvons notre yogi et regardons ce qui s ?est passé en lui : il a suivi mes conseils, c ?est à dire qu ?il a acheté toute la discographie de Sheila. Puis, fort de ses capacités d ?endurance, il a commencé à travailler sa résistance en écoutant de manière fractionnée tout d ?abord un morceau, puis deux, puis trois ? Il a ainsi augmenté ses capacités physiques jusqu ?à être capable d ?écouter un album complet, puis deux, puis trois ?.puis il a laissé tourner en continu le dernier album tout en pratiquant son art. Par cet apprentissage de résistance, il a progressivement augmenter ses capacités d ?endurance puisque maintenant, le voilà capable de rester par ?1000 m de fond dans une boîte de 150 cm3 avec le dernier disque de Sheila tournant non-stop.
C ?est de cette manière que vous devez penser votre entraînement, en combinant plusieurs activités à incidence cardio-vasculaire, et non pas en écoutant Sheila.