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  Purger le circuit d’huile de freins à disques


(23/04/2005)

Materiel :

- 2 tres grosse seringue ( 200ml )
- 1 morceau de tuyau plastique transparent qui va sur la purge et sur la seringue
- de l’huile de frein compatible avec les freins (magura, shim... mineral ; Hayes, Formula, Hope DOT 5.1 )
1 clef de 8 fine (normalement 8, a contrôler ) pour la purge
- de la toile teflon
- divers petits outil

La purge :

D’abort, retirer delicatement la purge et mettre du ruban teflon sur le filetage que l’on remonte a la main.
Remplir a moitier la seringue d’huile, et la raccorder à la purge. Ouvrir le reseroir d’huile. Ouvrir la purge d’un 1/4 de tour. Pompe delicatement 1 - 2 fois avec la poignee pour faire disparaire l’air du tuyau
plastique. tapoter le tuyau pour aide les bubules à remonter. Ensuite, pousser l’huille de la seringue dans le circuit, tout en recuperant le surplus
en haut.

Refermer la purge doucement, avec un doigt car c’est fragile ces truc. Refermer le vase d’expansion.
Fini. Tester et eventuellement retirer un poil d’huille.

Version longue

- Premier préambule : lors d’une purge d’un circuit de freinage on va manipuler
un liquide dit "contaminant" qu’il ne doit surtout pas entrer en contact
avec la garniture des plaquettes dans le cas d’un VTT. (En auto ou moto
c’est moins grave il me semble car les échauffements obtenus parviennent à
décontaminer la garniture)
Donc si vous n’êtes pas sur de vous commencez par retirer les plaquettes,
quitte à bricoler quelque chose pour les remplacer et éviter d’éjecter les
pistons hors de l’étrier. Si vous êtes sûr de vous vous pouvez les laissez
mais n’oubliez pas que c’est comme cela que l’on devient la risée de toute
la cours de récré : "Arf, t’a fais une purge avec les plaquettes en place et
tu t’étonne de les avoir pourri avec l’huile !"

- Deuxième préambule : s’assurer d’avoir un trajet de durite qui soit à pente
"unisens", pour un circuit arrière si la durite serpente tantôt vers le
haut, tantôt vers le bas, c’est pas bon car ça peut piéger des bubulles. Au
besoin on démontera le circuit entier ou une partie pour s’assurer d’une
bonne satisfaction de cette condition.

- Troisième préambule : s’assurer également d’avoir largement plus de liquide
que nécessaire (pour nos p’tits circuits 3-4 cuillères à soupe peuvent faire
l’affaire, les quantités sont donc ridicules mais deux précautions valent
mieux qu’une). Dans le cas de liquite DOT il faut éviter autant que faire se
peut d’utiliser une bouteille ouverte depuis plusieurs mois, ces liquides
hydrophiles...cf préambule 6.

- Quatrième préambule (c’est long hein !) : ne pas être dans l’urgence si l’on
ne maitrise pas parfaitement son affaire, le moindre truc fait dans
l’urgence prendra systématiquement deux fois plus de temps si on n’est pas
capable de le faire "les yeux fermés". Et les freins sont trop vitaux pour y
toucher sans une certaine certitude de résultat. Je dirais même qu’il ne
faut jamais toucher un système de frein qui ne freine qu’a peu près avant un
e rando (’ce pas Fifi ;-D ) Si malgré ça la nécessité s’impose (genre aucun
des deux freins n’est correct) éviter de toucher aux deux.... enfin, vous
êtes adultes et prévenus.

- Cinquième machin : assurez vous si besoin que la luminosité et l’éclairage
seront suffisants et suffisamment longtemps. On évitera d’attaquer une purge
sur la terasse à 19h au mois de mars !

- Sixième préambule : ne travailler qu’avec des outils et accessoires propres
ET SECS ! Une seule goutte d’eau dans votre circuit et c’est l’arrachage
capillaire à la moindre occasion : un freinage nickel à l’arrêt mais qui
s’évanouit au moindre échauffement pour cause d’éVAPORation de la dite bulle
d’eau.

- Septième préambule : travailler au dessus d’une surface propre et dégagée.
Contre exemple : la pelouse sera réservée aux experts++ ... se méfier des
petites pièces toujours prompte à aller se dissimuler là où on perds un
temps fou à les retrouver (cf préambule 4 !)

- Huitème bidule : travailler avec les bons outils, une vis cruciforme n’est
pas destinée à être manoeuvrée avec la point d’un Opinel, quelque soit le
respect que l’on a pour cette firme et sa production. La subtilité suprème
étant de savoir différencier la vis philips d’une vis pozidriv. Si vous
pouvez trouver les bonnes sections et longueur virez tout ça et remplacez
les par des vis Torx (C’est beaucoup plus court à écrire.....et
accessoiremment ça fait presque une page de texte sérieux, j’évacue un peu
de délire !)
Ne pas hésiter à imaginer dans sa tête les opérations successives pour
vérifier qu’on a bien sous la main tous les outils nécessaires et qu’on na
pas préter a un copain quelconque l’indispensable décapsuleur ... ben quoi,
ça donne soif tous ces préparatifs !!

- Neuvième préambule : L’art du bricolage consiste parfois tout simplement à
savoir remonter quelque chose tel qu’a l’origine. N’hésitez pas à utiliser
les moyens modernes à votre disposition pour pallier à d’éventuelle
défaillances mémorielles. L’appareil photo-numérique est un formidable
assistant qui pourra s’avérer des plus utile au moment du remontage quand
vous vous demanderez ou passait cette p# @ ! d de durite qui veut maintenant
absolument venir frotter sur le pneu. Accessoiremment, si vous vous y êtes
pris tard, au dessus de la pelouse et juste avant d’aller chercher le p’tit
dernier à la gare/crèche/fête/piscine vous aurez moins de craintes d’avoir
oublié des détails lors du remontage.... le lendemain :^) . N’oublier pas
cette belle invention qu’est le mode macro qui permet de bien fixer la
position du petit ressort anti-bruit, par exemple.

- Dixième préambule : bien s’imprégner du principe de base : une purge est une
opération simple et rapide.... si on bien pris soin de patiemment préparer
toute son affaire.

- Onzième préambule : Quoiqu’on fasse on fait toujours couler un peu de liquide
ici où là. Prendre les devant en enroulant par exemple un chiffon autour du
vase d’expansion ce qui limitera les coulures. On peut faire de même au
niveau de l’étrier.

Douzième préambule : éviter autant que possible d’avoir un animal ou un
enfant dans les pattes.Si ce n’est pas possible se montrer très ferme avec
l’enfant et très coléreux avec l’animal à la moindre approche ou tentative
de toucher quoi que ce soit. Adopter également une attitude de méfiance vis
à vis des farceurs qui ont pour habitude de toucher les leviers de freins
quand plus rien ne se trouve entre les pistons !!

- Treisième truc : prévoir à l’avance force chiffons et papier absorbant. Cela
n’est pas forcément nécessaire en quantité...sauf si on n’en a pas sous la
main au moment voulu !

- quatorzième préambule : Se laver consciencieusement les mains, éviter d’avoir
de la poussière sur les vètement, préférer avoir sur soi des vètements
auquels on ne tient pas trop (tâches désagréables). (On se lavera à nouveau
les mains une fois terminé mais là ce n’est plus un préambule, c’est une
conclusion)

- quinzième préambule : éviter de faire deux choses à la fois, si une étape se
fait lentement ou demande d’attendre alors attendre sagement en surveillant
que tout se passe bien.

- Quelques outils utiles : une seringue, un peu de tuyau type aquarium (sa
transparence est un atout), une petite bouteille pour récupérer le liquide
usagé, tournevis ou clé pour pouvoir dévisser tout élément nécessaire

Principe de base divers

- une bulle d’air aura toujours plus de facilité à monter dans une durite
qu’a descendre, donc en théorie il vaut mieux injecter le liquide par le bas
en prenant soin de ne pas faire déborder le vase d’expansion. Cependant en
VTT les diamètres de durite sont si faible qu’il est possible de faire
descendre une bulle à condition de ne pas avoir posé le vélo sur une machine
à laver en position essorage.

- un étrier a une vis de purge, celle ci doit se trouver sur la partie la
plus haute au moment de la purge. Orienter le dit étrier pour que cela soit
si nécessaire.

- un maitre cylindre a un vase d’expansion, celui ci doit être à
l’horizontale pour réaliser l’opération dans les meilleures conditions. On
surveillera également dans le cas d’une purge "descendate" à ce que le
niveau ne descende *jamais* en dessous de l’orifice qui se trouve au fond
d’icelui.

- une seringue de 10 ou 20 ml est très pratique pour manipuler des liquides
et ne coute pas très cher en pharmacie (les grosses capacités demanderont
probablement une commande préalable), on vous regardera un peu de travers
mais quand on explique que c’est pour purger les freins d’un vélo ça va
mieux... enfin, faut encore expliquer qu’en VTT on a des freins à disque
hydraulique :^)

- ne JAMAIS remettre du liquide usagé dans un circuit de frein, toute goutte
sortie du circuit sera remplacée par du liquide neuf. Le moindre manquement
à ce principe devra être considéré comme du temporaire auquel il faudra
remédier rapidemment par une nouvelle purge.

- éviter autant que possible de faire la moindre coulure sur toute surface
peinte et si cette règle devait être enfreinte, procéder toute affaire
cessante a l’essuyage de la chose.

- à partir du moment ou l’on ouvre le vase d’expansion et que l’on a du liqui
de neuf sous la main on peut siphonner le vieux avec la seringue et remettre
du neuf, c’est déjà ça de gagné.

- attention à ne pas mélanger DOT et liquide minéral, pour ce point là il
faut se reporter à la notice du constructeur. Juste pour info, les XT de
chez Shimano en version 2003 et avant utilisent du liquide minéral
facilement approvisionnable sous la forme du LHM utilisé notamment par
citroën pour ses suspension. Ce dernier liquide présente quelques avantages
"écologiques" et une meilleure tenue dans le temps malgré un point
d’ébullition un peu plus faible à l’état neuf (il n’est pas hydrophile).

- le vase d’expansion doit permettre de compenser l’usure des plaquettes donc
on évitera de le remplir avant de refermer si les plaquettes sont bien usées
(on ne pourra pas repousser assez les pistons pour remettre les nouvelles)
ou de refermer avec un niveau plutôt bas si les plaquettes sont neuves. La
situation idéale consiste à faire ce niveau avec des plaquettes neuves et en
contact sur le disque, on ajuste alors pour que le niveau soit haut mais
sans être trop proche du bord (attention à l’échauffement qui peut faire
dilater le liquide). ATTENTION : lors de cette opération on manipule du
liquide avec les plaquettes en place...prudence !!!

Purge proprement dite

Plusieurs façon de procéder que je séparerai en deux camps : la purge
"descendante" et la purge "montante".

Purge descendante

C’est la technique +/- "naturelle", on fait couler le liquide du vase
d’expansion vers l’étrier.

Cela peut être très simple comme avec un XT où il suffit de raccorder un
tuyau sur la petite vis de purge (l’autre extrémité placée dans une
bouteille permettra de récupérer le liquide de façon écologique) et de la
dévisser d’un tour environ pour que le liquide s’écoule tranquillement tout
seul (attention au niveau dans le vase d’expansion que l’on aura ouvert
avant de toucher à la vis, rajouter au fur et à mesure.). Quand on verra le
liquide sortir sans bulles et propre depuis un certain temps (à chacun d’app
récier sa patience) alors on referme la vis de purge, on retire le tuyau en
essuyant le liquide qui va s’en écouler, on ajuste le niveau dans le bocal
et on referme le tout.
Eventuellement on repoussera complètement les pistons de l’étrier avant de
commencer l’opération afin de faire remonter dans le circuit un maximum de
vieux liquide.

Sur certains modèles il faudra sans doute aider le liquide à descendre.
Pour cela on procèdera alors de la façon la plus classique connu c’est à
dire que l’on appuie sur le levier de frein (il y a bien quelque chose entre
les pistons hein ?) pour mettre le circuit en pression et sans relacher on
ouvre légèrement la vis de purge sur l’étrier.Un peu avant que le levier ne
soit en butée on referme la vis de purge puis on pompe gentiment sur le
levier pour retrouver de la fermeté et on recommance l’opération...... c’est
long et chiant .
Une technique plus simple utilisée avec succès en moto consiste à placer
une seringue à l’extrémité du tuyau branché sur la vis de purge. Celle ci
servira à aspirer le liquide en bas ce qui l’aidera donc à descendre.
Idem concernant l’appui sur les pistons pour évacuer de l’étrier un maximum
de liquide.

Purge montante

Technique suggéré par les angoissés de la p’tit bulle.
En fait on prend juste une seringue que l’on rempli de liquide neuf, un bout
de tuyau pour adapter ça sur la vis de purge et il ne doit alors plus y
avoir qu’a pousser sur la seringue pour faire remonter le liquide jusqu’au
vase d’expansion.
C’est effectivemment propablement la meilleure technique en théorie mais une
chose me déplait dans la procédure : on place le liquide sous pression et il
ne doit pas falloir grand chose pour que le petit tuyau se décroche soit de
la seringue soit de l’étrier avec à la clé un arrosage plus ou moins copieux
en liquide de frein...bof.
Attention aux débordement au niveau du vase d’expansion, et surveiller la
couleur du liquide qui remonte pour stopper quand il sortira propre, on peut
d’ailleurs commencer par vider complètement le vase avec une autre seringue,
histoire de partir sur du propre et de nettoyer les éventuels dépots.

Petites astuces

Parfois on n’a pas trop le temps ou alors la purge n’est pas nécessaire
(juste une p’tite bulle qui semble être rentrée dans le circuit.
Il va donc falloir s’assurer que tout ce qui est liquide est descendu et
tout ce qui est gaz soit remonté.
Première chose, si la bulle est dans le haut du circuit il doit suffire de
titiller le levier qui sur les tout premier millimètre de sa course ne ferme
pas encore le circuit lui même ce qui permet à d’éventuelles bubulles de
remonter gentiment dans le vase d’expansion.

Attention à ce niveau là à certain freins conçu par des singes notamment une
certaine marque se terminant par un "A" (facile à retenir grace a la
mnémotechnique : Caca finit aussi par un "A" ) sur lesquels la durite partant
du maitre cylindre commence par monter ce qui offre un piège vicieux à toute
bulle qui aurait la moindre vélléïté à pénetrer le circuit :-((
Sur ces freins là il est possible en jouant sur langle du vélo d’améliorer
les choses pour que le départ de la durite puisse "buller" dans le maitre
cylindre.

Si l’on soupçonne la partie gazeuse de se trouver dans l’étrier (normalement
peu probable mais sait on jamais..) alors il vaut mieux démonter l’étrier,
le tenir d’une main avec l’arrivé de la durite au point le plus haut,
ensuite on prend un maillet cahoutchouc et on donne de petits coups dessus
afin de décoller les micro-bulles et leur permettre de remonter.

Enfin le dernier endroit où des bubulles peuvent être restées coincées : la
durite elle même. Là on peut adopter une technique manuelle similaire en
donnant simplement des pichenettes avec le doigt ou alors passer à une
technique plus "virile" consistant à attacher un fil de fer à une scie
sauteuse d’un coté et à faire une boucle de l’autre coté pour passer autour
de la durite.... génération d’un seïsme niveau 9 dans la durite, normalement
AUCUNE bulle d’air ne peut résister à ça !!
(Cette technique apprise en moto me parait cependant du domaine de la
dernière chance en VTT !!)

Voilà, le détail juste fait en long, reste à le faire en large et en
travers....

Je décline bien sûr toute responsabilité patati patata notamment s’agissant
de freins de toutes marques se terminant par un "A" ou à la conception
douteuse...

Voilà, j’ai essayé de coucher sur l’écran tout ce à quoi j’ai pû penser,
merci d’avoir eu le courage de tout lire.



Auteur - Thor - Poussin




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