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  Tourbière or not tourbière


(15/02/2006)

<PHOTO|99140361|Small|left> D’accord le titre est un peu tiré par les cheveux. J’ai même failli l’écrire tour bière or not tour bière, mais cela devenait un peu trop surréaliste [1].

Cette fois pas question de se laisser surprendre par l’heure. Dès le samedi matin je garde un oeil attentif sur l’horloge, et c’est à l’heure prévue que je sors le vélo.

La météo est très moyenne. Ciel gris, pas de gel mais une petite brise frisquette. Une météo bien belge qui fait songer à une chanson de Brel. Je fais prendre l’air au Qbike Segment. Après la sortie de découverte, voici la sortie qui va asseoir les premières sensations d’il y a deux semaines.

Au point de rendez-vous il y a un peu plus de monde que d’habitude. Pas encore la foule, mais une quinzaine de bikers de tous âges et de toutes conditions. Et c’est parti pour une rando qui s’enfonce dans le bois de Baudour.

<PHOTO|99154774|Small|right> On attaque par la descente de la verrerie. Un petit shuss d’un peu plus de un km avec deux ou trois passages biens cassants. C’est l’occasion de mettre à l’épreuve les qualités supposées du Qbike. La pente n’est pas très prononcée, mais en passant sur le grand plateau et en poussant comme un âne sur les pédales on peut faire grimper le compteur vers les 45 km/h.

C’est donc plein pot que j’aborde les méchantes veines de ruissellement qui crevassent la piste, et les gros nids de poules à mi pente. Je reste résolument assis sur la selle histoire de laisser aux suspensions le soin de jouer leur rôle. Tout cela en louvoyant pour éviter les autres bikers du groupe qui y vont plus prudemment.

En bas le verdict est clair. Ce vélo n’attends que cela. Sa géométrie le rend particulièrement stable, et les suspensions mangent tout. Ce vélo aime bourriner dans les pentes accidentées. C’était pressenti, voilà que c’est vérifié.

<PHOTO|99140357|Small|left>La suite est moins marrante puisque quelques centaines de mètres après cet épisode, je perd la manivelle gauche. Heureusement c’était sur un interlude goudronné, et par chance je retrouve le boulon perdu quelques dizaines de mètres plus tôt. Second coup de bol, un de mes petits camarades de randonnée a en stock la clè qu’il faut. Incident fortuit ou faiblesse du pédalier ?

Puis la rando qui se poursuit dans le bois de Baudour se révèlera bien humide et ou l’on rencontrera à peu près tous les type de boues. De la glaise qui glisse plus que la glace, à la bouillasse ventouse dans laquelle on reste englué, en passant par celle qui mouille, qui tâche, ou qui éclabousse. Sans compter le passage à guè dans une tourbière où je m’en mettrai de partout. Vive les bains de boue.

Le qbike se comporte vraiment bien, et si ses accélérations se font un peu moles, une fois lancé, il montre un comportement de rouleur très correct ce qui me permet de particper à quelques arsouilles. Mais pas trop. Je suis encore en période de rodage, et je préfère encore éviter de trop tirer dans la bête.

<PHOTO|99140363|Small|left> Retour au local du club pour une vigoureuse séance de nettoyage, et dernière étape par la route pour rentrer au bercail afin de n’avoir pas à relaver le vtt.

Sympathique sortie. Le Qbike est en train de me réconcilier avec les tout-suspendus, et avec la condition qui revient tout doucement le bonhomme reprend vraiment goût à la chose.

Pourvu que ça dure.



Auteur - Roudou
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