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  Le départ


(5/05/2006)

Le départ de la course des 24 heures de l’eau d’heure se donne à la manière des 24 heures du Man. C’est à dire que les coureurs sont placés sur une ligne d’un côté d’une prairie, et des acolytes sont placé à l’autre extrémité de la prairie avec le vélo. Au moment du départ, tout le monde se précipite pour que le coureur récupère son vélo.

C’est un moment exeptionnel et ceux qui ont la chance de pouvoir vivre ces départs en gardent des souvenir très vivaces. Toutefois dans un contexte de course il convient de gérer ce moment efficacement faute de quoi une équipe qui roule pour le classement risque d’y laisser quelques plumes.

L’espace qui sépare la ligne des coureurs de la ligne des vélos est d’environ 100 mètres. Trois secondes après le signal du départ on assiste à une cohue indescriptible et il n’est pas rare que le coureur n’y retrouve pas son vélo. Il faut mutilplier les astuces pour que le coureur et vélo se retrouvent sans hésitation. Vêtements voyants aux couleur de l’équipe, fanion reconnaissable tenu au bout d’une perche. Présenter au coureur son vélo déjà orienté dans le sens de la marche. Assurer une vigoureusse poussette sur les premiers mètres une fois qu’il est sur le vélo.

Durant le premier tour de piste, toutes les équipes se retrouvent dans un mouchoir de poche. Si le circuit est dessiné pour que plusieurs bikers puissent rouler côte à côte durant les premières centaines de mètres, il va vite se rétrécir et provoquer des bouchons. Se positionner d’emblée à la bonne place permet de ne pas perdre des secondes précieuses qui ne pourront être récupérés qu’au prix de très gros efforts ensuite.

La vitesse à laquelle le premier tour est bouclé est déterminente. Il vaut mieux le réaliser en survitesse. Le but est de se positionner tout de suite au bon endroit dans la hiérarchie des forces en présences. Si l’équipier se situe à une place inférieure à son potentiel il lui faudra doubler. S’il est à une place supérieure à son potentiel il se fera doubler. Or doubler demande plus d’efforts que de se faire doubler parce qu’il faut produire une impulsion pour profiter d’une zone ou le dépassement est possible et parce que généralement la bonne trace est occupée par le courreur qui est devant. Moralité, mieux vaut produire une effort collossal au départ et durant le premier tour.

Au départ c’est simple, engagez le meilleur courreur de l’équipe pour autant que celui-ci ne craigne pas de jouer des coudes. Pas question de se rendre grossier et piétiner ceux qui bouchent le passage, mais il est inutile d’avoir un comportement timoré ou de faire preuve d’un excès de politesse.



Auteur - Roudou
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