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  Comment choisir un sac dos VTT ?


(9/08/2009)

Aujourd’hui, nombreux sont les vététistes à avoir troqué leur gourde et porte-bidon contre un sac à dos portant au minimum la poche à eau. Autrefois appelé Camelbak, en référence à la première marque à avoir percé sur ce secteur, le sac à dos fait maintenant partie de l’équipement de base au même titre que le casque et le décapsuleur.

Grâce à la variété des pratiques et à l’évolution de l’offre, la frontière entre le sac à dos pour VTT et le sac à dos de montagne tend à s’estomper.

Le choix étant plus vaste, il devient donc plus difficile de trouver chaussure à son pied, ou plutôt sac à son dos. Cet article devrait vous aider à faire le meilleur choix.


Choisir son sac en fonction de sa pratique

Selon qu’on pratique le cross-country, la rando, le vélotaf ou le raid, certains besoins varieront, notamment :

  • La contenance du sac, mesurée en litres
    • Moins de 10 litres

- Suffisant pour une poche à eau, une pompe, une chambre, et quelques outils.
- Idéal pour la compétition cross-country, l’entraînement, et les trajets courts en été (pas besoin d’emporter de k-way ou de vêtement chaud).

    • Entre 10 et 20 litres

- Permet d’emporter en plus un k-way, un maillot long, une housse de sac (pour la pluie), et des barres de céréales.
- Idéal pour la randonnée et les petites courses en ville.

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    • Entre 20 et 30 litres

- Pour emporter en plus une polaire, un casse-croûte, un sécateur, un sac à viande, et des vêtements chauds ou à ne pas froisser ou alors les protections de descente
- Idéal pour les raids, les longues randonnées, les déplacements urbains avec achats (le pain, les croissants), et le vélotaf pour ceux qui ont besoin de se changer.

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    • Entre 30 et 40 litres

- Pour emporter en plus un petit sac de couchage, un peu de rechange pour plusieurs jours, un repas complet, et des affaires de toilette
- Généralement trop large et trop haut (gêne)
- Peut se justifier pour des raids itinérants en autonomie et avec bivouacs légers sur des parcours ne permettant pas d’utiliser un porte bagage.
- Usage exclusif : n’envisagez pas d’utiliser le même sac pour de la randonnée classique

    • Au delà de 40 litres

- Si vous souhaitez faire un raid itinérant avec vrai bivouac, transporter la tente, un gros duvet, le réchaud, de la nourriture pour plusieurs jours, des vêtements chauds, changer vos plans, faire du VTT sur un parcours technique avec un sac à dos de plus de 40 litres est pénalisant et inconfortable.
- Choisissez un parcours roulant en transportant le matériel sur porte-bagages ou remorque.
- Étudiez l’éventualité de laisser les tentes, duvets et réchauds au camp de base, et d’aller rouler léger autour de celui-ci avec un petit sac à dos.

  • Les éléments de confort

- Le système de toile tendue dans le dos donne un gain de confort et évite de trop transpirer dans le dos.
- La largeur et la hauteur : plus un sac en gros, plus il prend de place.
o en hauteur, il peut gêner le casque
o en largeur, il peut gêner les épaules, ou s’accrocher au décor
- Le poids
- La tenue et l’ajustement : en magasin, remplissez le sac avec des babioles lourdes, réglez les sangles, et bougez/sautez pour vérifier que le sac tient bien en place

  • La poche à eau

Le volume à prévoir dépend également du volume de la poche à eau.

- 1 à 1,5 litres : tout juste suffisant pour randonnée d’hiver, un parcours vélotaf, une manifestation cycliste avec ravitaillements, ou un parcours semi-urbain où l’on croisera souvent des patelins disposant d’une fontaine.
- 2 ou 2,5 litres : le bon compromis pour les randonnées en toute saison
- 3 litres ou plus : pour les régions et saisons chaudes, quand il faut beaucoup boire, quand les points d’eau sont incertains ou espacés

Les sacs à dos de montagne ou pour VTT sont généralement équipés d’un compartiment pour la poche à eau, d’un trou pour passer le tuyau à l’extérieur (parfois trop juste pour faire passer l’embout), de guides le long des bretelles, et d’un clip sur une bretelle pour fixer le tuyau. Ils sont parfois vendus avec une poche à eau, un tuyau et un embout.


Ce qu’il faut vérifier à l’achat

- Contenance du sac en litres
- Respirabilité du dos : la combinaison blocs de mousse dure ou coque et du filet tendu fait l’unanimité
o sur certains sacs à dos, la toile n’est pas assez tendue et est donc inefficace ; il faut essayer avec une charge dans le sac pour s’en assurer
o la surface de contact étant rigide, vérifiez que les points d’appuis correspondent à votre morphologie
- Rigidité du dos : si le sac est destiné à être chargé de façon importante, un dos suffisamment rigide empêchera les objets durs de faire des bosses désagréables dans le dos
- Rangements (si possibles à fermeture éclair) sur les côtés des sangles ventrales : très pratique pour ranger des babioles qu’on aime avoir sous la main
- Compartiment "poche à eau", vérifier :
o la taille maximale de la poche à eau admissible
o le crochet pour le fixer à l’intérieur
o l’orifice pour laisser sortir le tuyau (il doit être assez grand pour laisser passer l’embout)
o les guides pour glisser et fixer le tuyau
o certains sacs à dos sont livrés avec une poche à eau (vérifier qu’elle n’a pas été enlevée, et que l’embout est bien là), c’est une pratique plus courante pour les sacs pour VTT que pour les sacs de randonnée montagne.
- Bretelles élastiques : à bannir
- Possibilité d’accrocher des choses externes : casque, protections de descente
- Housse de protection pluie doit être fine et légère
- Nombre de poches et compartiments, à l’intérieur et à l’extérieur
- Possibilité de réduire le volume du sac quand il est vide, à l’aide de sangles, de velcros, ou de clips
- Tenue et ajustement du sac : il ne doit pas bouger quand on saute ou quand on se secoue
- Lavable en machine
- Solidité des coutures et de la toile


Conseils

- Mieux vaut un sac à dos trop grand qu’un sac à dos trop petit : un sac trop rempli ou trop lourd aura tendance à se déformer et ne sera pas confortable
- Les compartiments externes pour poche à eau sont à bannir : les objets lourds se portent au plus près du dos, sinon le sac ballotte.
- Les sacs hauts apportent du confort pour le portage du vélo, mais peuvent gêner les mouvements de tête. Trouver le bon compromis selon la pratique
- Pour un usage spécifique (par exemple si on prévoir de participer à un raid), mieux vaut acheter le sac après avoir constitué une liste de son contenu, et estimé le volume qu’il occupera.


Erreurs courantes

  • Sac trop lourd

- Douleurs de la nuque et des trapèzes
- Tassement des vertèbres, chez les sujets sensibles du dos
- Ballotte de droite à gauche
- Fatigue, inconfort.

  • Sac trop petit

- Dos bombé (si pas de toile tendue), inconfort
- Équipement incomplet ou inadapté
o par exemple vous risquez de ne pas pouvoir emporter un vêtement qui va finalement vous manquer
o ou au contraire vous allez devoir porter un vêtement trop chaud sur toute une rando par faute de place dans le sac
- Compresse la poche à eau : fuites, dos mouillé, tétine qui goutte

  • Sac trop haut

- S’accroche dans les branches basses
- Cogne ou pousse l’arrière du casque
- S’accroche au casque

  • Sac trop large

- S’accroche dans les ronces et les branchages
- Frotte les arbustes sur les sentiers sinueux
- Ballotte

  • Sac trop mou

- Dos bombé, objets durs et gênants
- Transpiration
- Inconfort

  • Bretelles élastiques (néoprène)

- Douleurs aux épaules, nuque, trapèzes, et lombaires
- Ballotte en bas du dos, de droite à gauche et de haut en bas
- Inconfort


L’art de remplir un sac à dos

Ça y est, enfin, vous avez craqué pour un sac à dos correspondant exactement à votre besoin. Enfin presque, car vous avec vu un peu large - et qu’il faut maintenant le remplir. Voici une liste d’objets à emporter absolument pour vos randonnées :

  • Remplir le sac - version pour garçons

- pompe à main (emporter une pompe à pied ou un compresseur serait peut-être exagéré)
- multi-outils comportant un jeu de clés allen, tournevis plat et cruciforme.
- dérive-chaîne (sauf si vous avez un cardan)
- démonte-pneu (3)
- chambre à air
- rustines et dissolution (en plus de la chambre, car la chambre est généralement déjà percée)
- si vous êtes en pneus tubeless : valve de rechange avec joints neufs
- fil et aiguille à coudre (pour réparer un flanc déchiré)
- huile fine (dans un flacon de collyre, ça tient moins de place)
- patte de dérailleur (c’est le morceau en bas du cadre qui casse ou plie pour un rien)
- cales de pédales automatiques, avec leurs vis (qu’on a tendance à perdre)
- plaquettes de freins (correspondant à votre modèle de freins !)
- quelques paires (mâles et femelles) de maillons de chaîne neufs
- colliers rilsan de tailles différentes
- carte top25 du coin
- boussole
- téléphone mobile
- clé USB
- portefeuille
- crème solaire et lunettes de soleil (pour ceux qui habitent sur la Côte d’Azur)
- savonnette (à récupérer à l’occasion à l’hôtel ou dans l’avion)
- protections (genoux, coudes, etc.)
- couverture de survie
- pansements
- capote anglaise (prétendre que c’est une astuce pour réparer les suspensions, à condition d’avoir au moins un semi-suspendu, sinon trouver une autre excuse) à votre taille
- poche à eau, avec de l’eau dedans
- décapsuleur à bière (prétendre que c’est pour les serrages rapides coincés)
- casse-croûte (par exemple sandwich pâté corned-beef cheddar banane)
- barres de céréales ou énergétiques
- petits outils de jardinage (sécateur, scie de jardin, gants à rosiers)

  • Version plus raisonnable pour les sorties d’une demi journée : en fait les objets indispensables pour vos randonnées

- pompe à main
- multi-outils comportant un jeu de clés allen, tournevis plat et cruciforme.
- dérive-chaîne
- démonte-pneu (3) : pas forcément utile, les pneus tringles souples de XC se démontent et se montent à la main, si l’on n’est pas trop manchot
- chambre à air (attention à la valve schrader ou presta)
- rustines, grattoir (morceau de papier de verre) et dissolution
- quelques paires (mâles et femelles) de maillons de chaîne neufs
- colliers rilsan de tailles différentes et morceau de fil de cuivre : utiles pour refixer qqchose de cassé et finir la rando
- poche à eau, avec de l’eau dedans
- barre de céréales

  • Si rando plus longue (deux jours) :

- huile pour la chaine
- plaquettes de freins
- chambre à air supplémentaire

  • Sur plusieurs jours :

- patte de dérailleur
- galet de dérailleur
- qqs vis de différents diamètres
- vaseline (utile pour le mal de Q dû à l’appui prolongé sur la selle)
- médicaments de base pour soigner les différents bobos
- quelques rayons (de la bonne dimension) et une clé à rayons
- derailleur arriere (si l’on part à plusieurs)

  • Et le cas échéant :

- carte, gps
- protecs pour les genous et coudes
- argent liquide
- téléphone portable
- boussole (savoir l’utiliser)

  • Remplir le sac - version pour filles

Ça y est, enfin, vous avez craqué sur un sac à dos super mignon. C’est par chance le seul modèle disponible dans votre couleur préférée. Bon d’accord, il est un peu petit, mais c’est pour ça qu’il est mignon, il est même super-méga-trop beau. Et il va falloir faire une sélection draconienne car, à moins de sacrifier la poche à eau, il ne pourra pas contenir tout ce qui provient du sac à main.

Voici la liste du strict minimum :

- téléphone mobile
- stylo
- agenda
- carnet d’adresses
- journal intime
- portefeuille le plus simple possible (sans serrure ni fourrure ni pompons)
- capotes anglaises (prétendre que c’est une astuce pour réparer les suspensions, à condition d’avoir au moins un semi-suspendu, sinon trouver une autre excuse), au moins une de chaque taille
- boite de tampax de survie
- casse-croûte (par exemple salade de carottes râpées et concombres sauce allégée)
- briquette de jus de fruits bizarre (par exemple goyave-papaye aux édulcorants)
- boite de tic-tac-grenadine à zéro calorie
- miroir portatif, boite à maquillage de survie, pince à épiler



Auteur - Carbone




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