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  Le Bugey Blog


(22/01/2014)

News et potins de la préparation de ce rendez-vous...

07 mai 2012 / 5eme reco

Pisteurs : RL + Panoche

Temps : Superbe, terrain sec à très boueux.

Km parcourus : 42km - 1490m de D+

Pour cette reco je retrouve mon pote Panoche à l’Auberge du Clos, tenue par Aldo. Ça fait un bail que nous ne nous sommes pas retrouvé tous les trois ensembles, nous les anciens de l’Albatros Team. La vie nous a éparpillé un peu partout, et ce sera une vraie joie de partager cette belle tranche de VTT avec le gars Panocho, Aldo lui étant voué à ses fourneaux.

Ce coup-ci c’est du sérieux ! Nous montons dans le massif du Bugey qui culmine a plus de 1000m. Une longue montée one-shoot nous attend. Pour y parvenir, j’ai choisi d’utiliser une piste qui part du village voisin et qui monte en douceur le long du relief. Très carrossable, la pente y est raisonnable et permet de ne pas s’épuiser dans la montée. Nous avalons la première partie assez facilement, en papotant parfois et en profitant du paysage. On contourne en douceur le massif. Petit pause paysage / barre de céréale en discutant avec un monsieur qui a bivouaqué à cet endroit. Une petite liaison par la route puis on retrouve, avec peine, le chemin. Il est mal indiqué et manifestement à l’abandon. La tempête de la semaine dernière y a laissé des traces. On progresse lentement avant de retrouver le GR emprunté lors du DauphiNet qui pique vers la vallée. Mais nous, il nous faut pousser pour rejoindre le petit hameau de la Corderie.

Là on nous échangeons avec un couple de retraités qui s’apprête à rejoindre Ignimon par les chemins, sur d’antiques vtt chargés de sacoches. Nous échangeons un moment au soleil au-dessus de la carte avant de reprendre notre route. La suite se fait par une piste parsemée de « raidars » bien casse-pattes, et parfois boueux et il n’est pas rare de pousser un peu. Enfin nous parvenons à la clairière, où une table nous attend pour le casse-croute, bien mérité. Il est 13H, nous venons de faire 16Km et de monter plus de 900m. Et il y a encore du taf !

La suite se déroule en une succession de « spéciales », reliant des villages et des hameaux entre eux. A chaque fois le même scénario ; montée, descente. Bienvenu dans les montagnes russes ! Pour la première partie c’est en mode descente que l’on rejoint le premier village. Un large chemin, parfois très cassant et pentu. Nous marquons une petite pause panorama, avant de repartir. Le final est décevant, par une piste, très rapide et finalement insipide et dangereuse. Mais le paysage est magnifique et l’air frémis de parfums d’été. Le premier village est très typique du Bugey et parfaitement rénové, et c’est un régal de le traverser sous le regard attentif des papys qui se chauffent au soleil.

Nous rejoignons le bas de la vallée par un superbe chemin. Passage à gué et remontée sur l’autre versant. Atteindre le relais de télé ne se fera pas tout seul. On longe un moment le chemin de Compostel, avant de reprendre le GR, qui progresse dans un paysage de champs et de bois. Nous commençons à sentir nos guiboles et ça tire sévère dans les montées, d’autant que la boue est parfois très présente sur certaines portions.

Nous pausons au bord du four banal (typique du Bugey) et de la fontaine publique du village suivant. Après une hésitation, nous retrouvons le chemin. Le GPS est formel : ça va grimper ! Une montée impossible se présente à nous. Nous poussons sous le cagnard. Quand on peut remonter sur les vélos, c’est sur une piste collante. Notre résistible progression se trouve soudainement stoppée à l’orée du bois. Le chemin creux, est totalement ravagé par le passage d’engins à moteur. Les ornières sont profondes, l’eau y stagnant, la boue est partout. Impossible d’éviter l’endroit. Nous progresseront en poussant les vélos, tentant d’éviter de nous tremper dans les ornières. Ce sera un passage pénible, long. Quand enfin nous pouvons remonter sur les vélos de manière durable, nous croisons un baliseur, qui prépare une randonnée VTT pour le lendemain et qui nous annonce la couleur : ça monte.

Il ne nous a pas menti et je commence à avoir le moral dans les chaussettes. 4 motos viennent à nous doubler...ça pue...je pousse...en haut enfin une descente s’amorce. Piste, puis chemin et enfin un single. Le tout en descente. Tout à coup je me sens mieux ! Des toits apparaissent, tout en bas. Nous rejoignons le village bien trop vite.

C’est parti pour la dernière étape. Nous apercevons au loin, tout en bas le fleuve, que nous avons quitté le matin. Ma transmission est sèche comme le désert de Gobi. Elle chante une sale chanson et surtout je commence à avoir du chain suck. Je fini par squizer le petit plateau qui est devenu inutilisable. J’ai les guiboles en feu. On longe la falaise par un beau single. Petit à petit on rentre dans le bois, la pente augmente, pour se terminer en poussage puis en portage. On progresse en rasant la falaise pour enfin parvenir, non sans difficulté aux cascades. L’endroit est superbe et nous récompense de l’effort fourni.

Une fois la pupille bien gavée, on repart. On se paume, on revient sur nos pas, on se repaume. J’ai mal interprété la carte, on comprend notre erreur. Nous retrouvons le chemin, un single piégeux qui plonge vers la rivière. Passage à gué, puis remontée collante, au travers des buis vers la piste emprunté le matin. De là on plonge vers notre point de départ par un long single. On tente une variante, qui s’avère être trop technique pour y envoyer un groupe de 20 personnes, on remonte tout en portage (mon vtt pour une biére !) et on termine en manquant de se punaiser contre la barrière qui bloque le chemin aux motos. Petite variante par un single sauvage, et on retrouve la route, de laquelle on se laisse glisser jusqu’à notre point de départ.

5h de selle, une bonne quarantaine de KM et 1400m de D+ dans les pattes plus tard, c’est un immense plaisir et une grosse banane pour nous. Aldo ayant fermé boutique (désolé d’avoir été en retard Aldo) on va au village voisin trouver une pompe à bière amicale pour clore cette très belle journée de vtt.

Ce parcours est validé et cette dernière reco clot le goupillage des tracés pour ce RandoNet. Rendez-vous le 18 mai pour les dégoupiller !

30 avril 2012 / 4eme reco

Pisteurs : RL + Philou

Temps : Mitigé, terrain humide.

Km parcourus : 49

« Souvent femme varie... ». La météo est donc une femme ! C’est tout du moins ce que l’on pouvait penser en ce lundi, car en lieu et place du temps couvert prévu, ce sont bien des gouttes de pluie qui tombait au point de rendez-vous.

« Au courageux la météo souri... » ...ça c’est un proverbe à 2 balles de Phil. Du coup j’ai fait semblant de le croire et j’ai eu raison. Départ donc sous les gouttes pour terminer la reco du parcours numéro 1, déjà bien travaillé. Cette sortie me permet aussi de vérifier les capacités à nous guider à partir de la trace GPS.

D’entrée de jeu, à moins d’un kilomètre du départ on donne dans de la pente à + de 15%. Ca réveille. Et ça réchauffe. Je dois assez vite enlever une couche, ce qui donne des idées au soleil, qui pointe un nez timide.
Cette partie étant connue, nous avançons bien. Je commente les lieux à Phil, qui les recolles aux CR précédents. Arrivés à Suptilieu, je décide de reconnaitre une variante. Le temps humide a rendu les grandes plaques de pierre qui font parfois le chemin très glissantes et je manque de me mettre au tas dans la monté. On descend dans le single toujours aussi sympathique. Nous suivons la variante normalement prévue pour le groupe des « gros mollets », variante que nous devons quitter par un chemin sur notre gauche. Chemin que je ne trouve pas. Point carte. On est trop loin. Nous revenons sur nos pas à marchant. Enfin je distingue l’entrée du chemin, quasi invisible. Il faut pousser avant de rejoindre un single manifestement peu fréquenté, mais très agréable. Petite inquiétude, le GPS me situe 20m trop bas, mais nous débouchons, après unebelle descente, au bon endroit. Variante validée !

S’en suit une longue progression tout en descente, avant de remonter « dré dans l’pentu ». D’abord par un bout de bitume puis en portage. Une fois de retour sur la selle nous avancerons assez vite pour rejoindre une zone dans laquelle nous nous étions totalement perdu lors de la précédente reco. Avec le gps je comprends vite la raison : il y a pleins de chemins qui ne sont pas répertoriés. Et cela sur tout le massif, ce qui est propice aux erreurs de navigation. Garmin est donc mon ami ! Toute la zone est finalement reconnue, et je suis un peu déçu par un passage par un chantier forestier. Je déciderais plus tard si on garde ou pas...Sur le chemin de Torjonas, je croise le monsieur qui nous avait guidé quelques semaines auparavant et avec lequel nous échangeons, avant de repartir en direction des gorges.

Avec les pluies et le temps doux le chemin s’est refermé. On progresse lentement, devant couper des ronces et repousser des branchages. Je me cogne la tête sur un arbre, couché en travers, probablement suite à la tempête de la veille. Merci le casque ! Après le croisement avec la route on se laisse glisser jusqu’aux gorges et l’on franchi la rivière sur un pont de fortune.

A partir de là je ne connais pas le terrain. Nous sortons des gorges par un chemin qui s’élargi de plus en plus et nous remonte en douceur sur les hauteurs. Petite erreur de navigation, vite rattrapée par le GPS. Le départ du single n’était pas très visible. Joli descente jusqu’à un château qui domine un profond vallon. Là encore une hésitation, le chemin est caché par la végétation. On dévale la pente, retour sur la route que l’on suit sur 1km jusqu’au village de Hiére sur Amby, juste au pied des falaises du plateau de Larina. C’est là que le groupe des « gros mollets » partira pour un bonus sur le plateau.

Après avoir exploré le départ des chemins qui montent au plateau, nous décidons de reprendre la boucle de retour. Nous entamons un portage jusqu’aux cascades, avant de suivre les gorges et retrouver le plateau, où nous nous offrons une rapide pause casse-croute.

C’est reparti sous le soleil. Nous traversons les très beaux bois de la « femme morte », truffés de sentiers, dans lesquels nous croisons des ramasseurs de muguets. Une belle descente qui nous emmené vers la plaine agricole. Là, si les chemins sont moins propice au pilotage ludique, la vue sur les monts du Bugey, sur les Alpes enneigés, les cri-cris des grillons qui se chauffent au soleil revenu, et les explosions de couleurs des champs , suffisent à notre bonheur. Arrivé à Parmillieu, Phil me quitte, pressé par l’horaire.

Je poursuis seul, avec en passager clandestin, une crampe qui pointe le bout de son nez. Les jambes sont dures, je n’ai pas de jus... je me traine jusqu’au massif du Serverin. Je dois reconnaitre la fin du parcours. Je vais chercher au fond la motivation pour ne pas couper. Je rentre dans une très grande sapiniére. La piste est large. Mais elle monte...elle monte...elle monte...coup de bol mon pneu arrière est dégonflé. Je remet de l’air, et repart à un train de sénateur. J’ignore toutefois les raccourcis. Mais après quelques kilomètres je dois me rendre à l’évidence, il faut réparer.

J’en profite pour m’étirer, boire, manger. Un bruit sourd me rappel à l’ordre ; une rafale de vent dans les arbres. Le soleil a disparu et le ciel est noir. Je suis la piste qui longe la falaise. Parfois on distingue la vallée et le fleuve tout en bas. Au carrefour mauvaise nouvelle : le chemin est bouché par une haute barrière et des barbelés. Propriété privée. Il me faut contourner par le Bois Brulé...et ça remonte ! Le ciel est de plus en plus noir. Le vent souffle fort. Au carrefour après la maison d’enfants désaffectée, je m’explose les cuisses dans un coup de cul avant de plonger par la piste forestière qui rejoint les berges du fleuve.

Pas de chance l’arrière est de nouveau à plat...je regonfle....M ------ je suis crevé de l’avant ! D’où je suis je distingue l’arrivée en bas, toute proche à vol d’oiseau. Et le ciel est de plus en plus noir !...je répare express, et remonte sur le vélo. Gazzzzzz.....la carrière...puis à droite toute....bouillasse, coup de cul...j’arrive vers la route, je sent que je suis à plat. Il reste moins de 500m, il faut que le pneu et le ciel tiennent ! Le pont, l’entrée sur l’ile, et le parking, enfin.

Quand je tournerais les clefs du contact, les 1eres gouttes d’une pluie intense qui me suivra tout le long de la route de retour, commenceront à tomber.

22 avril 2012 / 3eme reco

Pisteurs : RL + Erval

Temps : Mitigé, terrain humide.

Km parcourus : 38

La reco, initialement programmée le samedi, elle a été reportée ce dimanche, pour cause de météo humide. Bonne pioche ! La pluie ne s’invitera que peu de temps et en plus juste au moment de la pause déjeuner alors que nous étions à l’abri.

Pour cette 3eme reconnaissance, nous partons pour le circuit du dimanche, le parcours le plus court du BugeyNET. 25Km pour 500m de D+ , aucune difficulté. L’idée est de faire une sortie « promenade » afin de faire tourner des jambes qui auront, pour certain, turbiné 100km lors des deux jours précédents.

Nous partons du parking du camping. Un petit crochet par notre futur campement pour nous rendre compte et nous longeons le Rhône jusqu’au pont. Nous empruntons le début du parcours du vendredi sur 1Km, avant de prendre une bifurcation. Dés celle-ci il nous faut trouver un autre chemin car la voie est privée. On trouve vite un plan B et on progresse dans un bois, rendu boueux par les pluies des dernières semaines. La frondaison est totalement verte, et le bois bruisse de chants d’oiseaux.

Après le croisement avec la route, le chemin se perd dans les vergers. Marqué sur la carte il est visiblement absorbé par les cultures. Plutôt que de risquer de nous perdre, nous prenons une alternative et empruntons la piste qui longe le chemin de fer touristique, avec en toile de fond les falaises.

Arrivé à la base de loisirs, nous touristons le long des quais, parmi les pontons déserts et les terrasses vides, malgré un soleil qui commence à chauffer. Quelques flon-flons de musique cubaine, sortent d’un restaurant qui attend ses clients. Quelques touristes paraissent sur les pelouses, et sur le fleuve, large de plus d’un kilomètre ici et qui prend des allures de lac, passent cygnes, canards et hérons.

Quand on reprend les chemins nous montons sur le plateau et arrivons en vue de la ville de Montalieu. Juste dans l’axe du chemin, nous apparait l’énorme usine à ciment. C’est surréaliste de voir ce truc apparaitre au milieu des champs. Arrivée aux grillages de l’usine, il nous faut la contourner en évitant la route. Un beau chemin nous en éloigne et une colline nous cache les bâtiments.

Nous quittons la zone pour atteindre un joli single qui plonge à travers un bois en direction du fleuve. Nous arrivons dans un petit village. Petites maisons de pierre, air printanier, un gros chat qui prend le soleil, les restes du bac qui permettait de traverser le Rhône, et déjà nous quittons les lieux pour rejoindre le pont de Briord. Nous quittons l’Isère pour rejoindre l’Ain, où nous traversons le village en empruntant chemins et petites ruelles pour arriver devant une grosse barre rocheuse. « Ca va grimper, j’en suis sur ça va grimper... ». Erval se prépare à faire chauffer les mollets.

Et dans les faits ça grimpe. Mais pas longtemps. Devant nous, tout à coup, la muraille. Mais Rouelibre connait un raccourci...original. Les deux GO tentent donc cette voie, en poussant les vtt. Rapidement le chemin se fait praticable. L’endroit est ludique mais la progression est finalement stoppée ; Le chemin est transformé en lac par les pluies et pas d’échappatoire possible. Il faut faire demi-tour, pour rejoindre le village par la route. Après la pause déjeuner, nous tentons de retrouver l’autre bout du chemin. Là encore nous serons stoppés par l’eau. En effet le gué est impraticable, le niveau de l’eau bien trop haut pour envisager de traverser en vtt. Il faudra revenir plus tard, quand le temps sera plus sec.

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Retour à notre camp de base. C’est ici que nous vivrons durant 3 jours.

Retour au village, avant de rejoindre la plaine alluvionnaire qui nous permet d’éviter la route et rejoindre le pied des falaises. Nous avons 150m de D+ au compteur et la virée en comporte plus de 500. Ca va donc grimper ! Mais la piste est régulière, pas trop accidentée. Finalement on monte assez vite, avec en arrière-plan la vue sur la vallée. Arrivé au belvédère, nous avons une mauvaise surprise : le single a totalement disparu. Pire ! Un grillage empêche toute progression. Il semblerait qu’un éboulement a totalement recouvert la zone. Nous sommes donc obligé de trouver une alternative par la plaine, en longeant le fleuve. C’est moins sexy que ce qui était prévu mais cela reste l’occasion d’une belle descente jusqu’à la vallée.

Une fois en bas, nous sommes vite en vue de Villebois, point d’arrivée. Nous rentrons dans le village par l’ancienne voie du tramway et posons nos vélos au bord de la terrasse de l’auberge tenue par Aldo, un ancien de VTTnet, qui nous accueille avec une mousse bien fraiche. Sous nos yeux les falaises de la montagne de chasse nous dominent. La prochaine reco, ce sera tout là-haut !

24 mars 2012 / 2eme reco

Temps : beau, terrain sec.

Km parcourus : 27

Pour cette 2eme reco, c’est Erval qui s’y colle. Le point de départ est fixé à Parmillieu, un village situé sur le circuit du vendredi. L’objectif est de reconnaitre des variantes à la prémiére reconnaissances et la fin du tracé qui n’avait pas été visitée lors de la précédente visite.

Départ sous le soleil, avec un fond de l’air frisquet. Après un court passage par la route on rejoint le chemin. A froid la montée est casse-pattes. On pousse un peu, ce qui permet de profiter du paysage. En 2 semaines celui-ci est transformé. La nature explose de couleurs. Les bourgeons sont gonflés à craquer. Les primevères tapissent le sol. Et... les moucherons sont de retour. Nous rejoignons le premier village sur la carte. On tombe une couche. Une piste, puis un chemin dans les champs et on rentre dans la forêt par un large single qui nous amène à notre 1er « way point ». Parfait ! Cette variante est validée.

500m d’une route tranquille avant de retrouver la piste. Il fait bon est c’est agréable de rouler dans les sonorités des chants d’oiseaux. Nous arrivons dans un petit bourg. Ici il nous faut reconnaitre la variante qui évite La Balme. Le chemin est large et bien pentu. Dans certaine zone ça caillasse sévère. Ma fourche est réglé trop dure. Dommage. Je roule doucement pour bien repérer les variantes, car j’ai vu qu’il existe d’autres possibilités au fil de la descente. Quand la pente s’adoucie un peu, on peut lâcher les freins. On croise deux vététistes à la remonte qui semblent bien envoyer. Au croisement avec la route je valide la descente, qui pourrait surement être encore améliorée avec les diverticules repérées çà et là. A vérifier la prochaine fois, mais entre la grosse descente technique sur la Balme avec remontée sur la route et cette descente fluide, j’avoue hésiter. Ce sera probablement une variante « à la carte » le jour J.

On continu. La descente se prolonge avec vue sur la plaine de l’ain. On drope bien. Dans la forêt la trace oscille entre les arbres. C’est ludique. On arrive à l’embranchement où nous avions bifurqué pour écourter avec Erbi il y a 15 jours. Ce coup-ci on s’engage sur la suite de la reco. On rentre en « terra ingognita ». La descente se prolonge. Ça cogne dans la caillasse. Quelques passages sur les dalles typiques de la région, glissantes à souhait en cas de pluie. Puis arrivent les 1ers buis. Je reste « en dedans » mais lors du randoNet l’endroit fleure bon l’arsouille. On débarque enfin sur le bas de la pente, au bord de la route.

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300m de route, une jolie ruine, un ancien moulin. On est dans la plaine de l’ain, tout en bas. Et il nous faut remonter. On s’engage sur la route qui mène à Sainte Baudille, lieu d’un précédent randoNet. Ca grimpe « dru » en mode tout-à-gauche. A la 1ere épingle on s’engage sur le chemin. Rapidement on est en mode « poussage » dans un single ruiné par les ruissellements. On remonte sur le vélo. Le single a été fraichement entretenu. Il est « dré dans l’pentu ». J’ai les cuisses en feu. Sur une dalle ma roue arrière dérape. Pied à terre. Ça m’arrange. Poussette. Je remonte sur le vélo. Enfin l’embranchement !! Là c’est plus plat. Voire même c’est franchement descendant. Un joli chemin dans les bois qui rejoint la D52, que nous empruntons sur 300m avant de replonger dans la forêt.

C’est là que ça part en live. 1er embranchement. Mer.... Il y a un chemin en trop !! On refait le film...on est au bon endroit. Bon ce sont les forestiers qui ont probablement créé un sentier de coupe. Embranchement suivant. C’est bon. Au suivant, malheureusement marqué par la carcasse d’une vieille R12, on quitte la piste pour s’engager sur le chemin. Plus on avance, plus j’ai des doutes. L’orientation du chemin ne correspond pas trop à la carte. De plus le chemin est manifestement que très peu fréquenté. Pourtant il n’y a pas d’autres chemins possibles dans la zone. Nous progressons dans le doute. On tente même de faire le point l’aide du gps d’un smart-phone. Manque de bol, pas de connexion. Finalement on aperçoit la D52 en contre-bas. Comment a-t-on pu se retrouver là ??? Au village tout proche, un monsieur nous donne quelques informations ; il y a eu pas mal de chantiers forestiers et le terrain a été chamboulé. La zone que je souhaitais reconnaitre est une crête de falaise, il me confirme l’attrait de l’endroit mais m’indique que les chemins sont « explosés » du fait du débardage en cour. Nous n’avons pas le temps de retourner sur nos pas. Je reviendrais.

On poursuit après une pause casse-croute. Sortie du petit village, une belle piste dans une combe tranquille, puis, on arrive au bord du plateau. Là on a une belle vue sur le plateau de Larina juste en face, visité lors du DauphiNet . On voit la plaine de l’Ain et malheureusement sur la centrale nucléaire du Bugey, toute proche. Objectif le fond de la vallée.

C’est parti pour une belle descente dans les buis. Elle coupe une petite route. De là deux variantes possibles. La 1ere -et probablement la plus belle - est devenue impraticable, tant la végétation s’est refermée. Vraiment dommage ! La deuxième en revanche est opérationnelle, car balisée. Un chemin à tracteur bien raide, puis un beau single qui plonge au fond de la gorge que nous remontons sous un ciel de buis. Ça monte tranquillou. C’est tant mieux, car dès que la pente s’accentue les cuisses commencent à chauffer. Le temps de faire quelques erreurs de navigations et nous rentrons dans le bois de la Femme Morte, là où nous avions fait une Course d’Orientation lors du Dauphinet. Il faut y être attentif, tant il y a de chemins. L’endroit est plaisant et c’est par une variante en single que nous terminons la visite du bois pour retrouver la plaine. Le chemin visite une des nombreuses carrières qui ont été en service longtemps ici, puis de jolis chemins nous conduisent, avec les falaises du Bugey en fond visuel, à travers champs jusqu’à notre point de départ.

Voilà donc bouclé en quasi-totalité le circuit du 1er jour. Il restera quelques variantes à étudier, en faisant le parcours en totalité lors d’une prochaine reco, qui validera définitivement ce circuit.

3 MARS 2012 / 1ere reco

Pisteurs : RL + Erbi

Temps : beau, terrain sec.

Km parcourus : 37

Départ du parking de notre futur camp de base pour cette 1ere reco. En attendant Eric j’en profite pour visiter les lieux. Le canal et l’écluse qui permettait le passage des rapides date du XIXeme. Tous les équipements sont encore en place, y compris l’énorme bâtisse de l’éclusier qui devait accueillir les bureaux du port.

Notre objectif du jour est de reconnaitre en priorité les liaisons allé et retour entre notre point de départ et la boucle de la randonnée prévue le vendredi, qui se situe sur le massif du Serverin, une belle moraine qui fait face au massif du Bugey.

Départ un peu surréaliste, puisqu’il nous faut traverser une carrière. Bouillasse, poussière, engins en tout genre. Heureusement samedi elle est fermée. Une fois passée le chantier on rentre assez vite dans le vif du sujet, avec une belle grimpette, dont une partie dans une profonde combe. Le froid et la neige encore présente sur les côtés, nous indiquent que le soleil a de la peine à attendre le fond de la combe. La pente est raide et la poussette de mise.

Retour assez rapide et brutal au soleil, pour atteindre, après une erreur de navigation, le chemin qui doit nous conduire au point de jonction avec notre boucle. Malheureusement le chemin a disparu et notre progression se termine dans un cul-de-sac. Première galère de la journée. Il nous faudra trouver un plan B, qui sera la traversée en hors-piste d’une sapinière pour rejoindre le chemin, au point dit « les wagons », le bien nommé, puisqu’y rouillent deux wagons, refuges pour les randonneurs.

La piste nous mène alors à un sigle après une légère montée, pollué par une antique 405 qui nous double. On longe l’une des nombreuses carrières abandonnées de la région. Là ce sera un panneau de propriété qui va nous bloquer la route. Nous n’en tiendrons pas compte mais le jour J il nous faudra trouver une alternative.

Nous ne sommes pas au bout de nos mauvaises surprises, puisque l’on se heurte alors à un grillage de 3m de haut, qui bloque l’entrée du chemin envisagé. On suit la route pour rejoindre des alternatives mais à toutes, le grillage est toujours là. Nous apprenons par un couple de randonneurs locaux que cette partie du massif, plus de 7 hectares, est fermées à la circulation, par une chasse privée !

Nous improvisons alors un nouveau parcours. Nous pensons avoir trouvé la solution, lorsqu’au bout d’un très beau single, nous retrouvons le grillage. Petite tentative par un chemin qui n’est pas marqué sur la carte mais qui comporte des balises pour une randonnée cavalière. Magnifique mais il se perd finalement dans la végétation.

Retour au village le plus proche, où une dame, nous sentant perdus, fait marche arrière pour nous donner des informations. Les gens du cru sont vraiment très sympas et la suite va nous le confirmer.

Il est presque 13H lorsque nous entamons le chemin qui doit nous conduire sur une belle descente, en direction de La Balme. Montée casse-pattes, point de vue, avant un très beau et trop court single technique qui atterrit littéralement sur la départementale à l’entrée du bourg de la Balme. Visite de la ville, maisons de pierres, l’entrée des grottes, célèbres dans la région. Puis nous attaquons la remontée par la route, 1Km pour rejoindre la variante, qui permettra à ceux qui le souhaitent d’éviter cette descente technique et la remontée qui va avec.

C’est sur les hauteurs qui dominent toute la plaine de l’Ain que nous pourrons enfin déjeuner. L’heure passant nous décidons de reconnaitre une 1ere variante « petits mollets ». Elle traverse le massif par un single en forêt avant d’attendre une succession de pistes, chemins dans les champs et petites routes. Nous devons faire de nombreux point cartes et l’heure tourne vite.

Enfin nous rejoignons notre point de jonction avec la piste de retour. Nous croisons un vététiste local, qui se révélera être le voisin de la dame qui nous a guidé en fin de matinée. Les gens du cru sont vraiment sympas, ça se confirme ! Il nous tuyaute sur les chemins et les alternatives que j’ai tracées sur ma carte. Nous décidons de reconnaitre la version courte du retour. Nous atteignons rapidement l’ancien internat du Serverin, perdu au milieu de la nature. On y reste quelques instants. C’est toujours triste une école fermée, abandonnée et vide de ses enfants. L’endroit fait penser au film les choristes et on s’attendrait presque à voir arriver un petit garçon à la grille. Nous reprenons la route.

Notre guide nous a indiqué que le chemin que nous cherchons est coupé d’une barrière mais qu’elle est là pour dissuader le passage aux quads. Une fois franchie on suit un long single qui épouse l’arrête de la falaise. Le qaz n’est jamais très loin. Au bout on retrouve une piste qui descend pour nous ramener à notre point de départ.

Au final nous aurons probablement fait 10km de fausses pistes. Mais une bonne moitié du parcours est dans la boite et les variantes sont validées.

La suite à la prochaine reco !



Auteur - RouelibrE




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