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  Retour sur le Roc d’Azur 2012 - Le Roc Marathon


(31/10/2012)

83 km, environ 2700 mètres de dénivelé positif, cette épreuve marathon du Roc d’Azur impose une condition physique sans faille pour un résultat qui vaut tous les détours...

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Au départ du Roc Marathon

1/ Bonjour StéphW, peux-tu te présenter ?
Non ;)
44 ans, membre du club VTTnet depuis 2000 et la première FagNet (ça ne nous rajeunit pas !), ex-trésorier du même et encore membre du bureau aujourd’hui.
Pratique du vtt sous toutes ses formes (merci les randoNets) mais principalement en XC, en sorties sans compét et plutôt en versions longues.

2/ Comment as-tu préparé cette randonnée marathon ? Peux-tu nous détailler ton équipement (VTT et matériel embarqué) ?
C’était ma seconde participation et l’année dernière avait été plutôt galère. L’objectif était de faire mieux cette année (ce qui ne devait pas être difficile !)
La prépa tient en 2 mots : rouler et encore rouler, avec du kilométrage et du dénivelé...
J’avais environ 5000kms depuis octobre 2011 et une partie de l’été à rouler et monter ( 1000kms et 15000 D+).
Et faire aussi un peu de technique car les descentes des sentiers locaux sont assez engagées.

Pour le Roc Marathon, un SR suffit, même si sur la fin on apprécierait bien un peu plus de douceur de la roue arrière. J’étais donc en SR, avec des pneus roulants et un cintre large pour les descentes.

3/ Avec 83 km et environ 2700 mètres de dénivelé positif, quels sont selon toi les ingrédients indispensables pour réussir un tel parcours « longue distance » ?
Quelques lapalissades mais :
Essayer de ne pas partir trop vite pour bien gérer la distance et les difficultés. Je dis bien « essayer » car quand on se retrouve au départ dans sa vague avec 500 autres vététistes, ça part à fond !
Le Roc c’est (quasiment toujours) sec, le fond de l’air aussi et sous le soleil et/ou le vent.
Le circuit ne permet que rarement de récupérer. A une montée plus ou moins longue et sèche, succède bien souvent une descente cassante qui fait passer le vététiste d’un effort anaérobie à une apnée !
Il faut donc veiller à récupérer dès que c’est possible, à bien s’alimenter et boire beaucoup. Mais ces recommandations sont un classique des longues distances.

4/ As-tu une anecdote à raconter concernant les 4 jours passés au Roc d’Azur 2012 ?
Une petite.
Lors du Roc ruelle de Fréjus le vendredi soir, un monsieur se plaignait qu’il y ait dans le public des gens avec vélos (il avait sûrement dû venir en voiture lui !), ça le dérangeait pour prendre des photos.
En même temps, c’est un peu normal qu’il y ait des vélos partout, vu la nature de l’évènement. De plus, s’il existait des parkings sécurisés dans les villes, on ne serait pas obligé de rester avec son vélo à la main, de peur de ne pas le retrouver en le laissant attaché à quelque endroit. Le pire c’est que le monsieur s’est permis de nous rétorquer un « quand t’auras fait autant de vélo que moi ! » agressif. Il a du oublier depuis longtemps alors...
Ça fait sourire ce genre de réaction, tout en énervant aussi.

5/ Un dernier mot sur le salon et les animations du Roc d’Azur 2012, comment les as-tu trouvés ?
Cette année, c’était l’édition post-reprise par ASO, après son rachat du Roc à Sportys.
Faut-il y voir une relation de cause à effet ou bien l’immixtion de la crise économique jusque dans les travées du salon ? Toujours est il que ce dernier semblait bien terne cette année, il manquait d’ambiances, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur ; les exposants ne semblaient pas concernés, voire un peu renfermés ; les différents sites, l’aire de slope style, celle d’arrivée manquaient de vie. Il n’y avait guère que le contest de Bmx pour sortir du lot.
Fin d’une saison trop longue, fin de cycle ??
Concernant les nouveautés, à part le nouveau format de roue qui s’installe discrètement, 650B ou 27,5" et la confirmation du 29", rien de transcendant. Ce qui n’empêche pas l’industrie du cycle de continuer sa marche forcée, même si parfois c’est juste changer pour changer (il faut faire parler de soi). Heureusement, il est encore des marques qui ont des cycles d’évolution plus lents.
Malgré tout, année après année, c’est toujours aussi agréable de venir passer quelques jours en bord de mer, au soleil encore de fin d’été dans cette région, avec des vélos partout. Et, mis à part le samedi où l’affluence est la plus forte, on a pas vraiment l’impression de se marcher dessus.

A faire, une fois au moins si on aime le VTT...



Auteur - Piera




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