Accueil > Magazine > Compte-rendus > Randonets

  Le 1er Lugdunum Day


(1er/12/2003)

<REP|SITE/2003/lugdunumday>

Club VTTnet : 1er Lugdunum Day

Après les RandoNets, VTT Net propose de faire découvrir à ses membres une ville et ses alentours
sur une journée, un week-end. Premier essai, première réussite avec le Lugdunum Day du 15 novembre
2003. Au programme : une sortie VTT dans les monts du Lyonnais suivie d’un LBN (Lyon by night), le
tout conclu par un resto entre gens de bonne compagnie. Résumé.

Septembre 2003. Lyon. Le club local Lyon VTT organise de main de maître le Lyon Free VTT (cf.
Compte- rendu par ailleurs) qui traverse les plus beaux quartiers de la ville classés au patrimoine
de l’humanité. VTT Net est présent avec Fred, RL et Fab dans les rangs pour un reportage de
l’intérieur. Quelques jours et quelques mails plus tard, c’est décidé, on va proposer le 1er Lyon
by Night sur les traces du parcours de Lyon Free VTT. L’ambition aidant, on part pour une journée
VTT avec une sortie à la campagne en before, la sortie street LBN, le tout conclu par un after dans
un gouleyant resto. L’événement s’appellera le Lugdunum Day. Le pari est ambitieux. Lyon est connu
pour ses bouchons. Qu’ils soient gustatifs ou automobile lors du départ des vacances. Lyon c’est
aussi, tous les ans, la 1ère manche de l’Avalanche Cup, en plein de coeur de la ville, sur la piste
de la Sarra. Il s’agit de découvrir les multitudes de singles à une vingtaine de minutes du centre
ville puis de basculer au coeur de la 2ème ville de France.

Part 1 : Campagne

Rendez-vous était pris devant le magasin Loisirs VTT, notre partenaire,
qui a eu la divine idée d’installer son shop au départ des chemins de Pollionnay. Pile-poil dans
les monts du Lyonnais, le village culmine au-dessus de la ville et offre une variété de terrains
apte à satisfaire tous les crampons. La nature des sols permet de rouler en hiver sans trop
craindre la boue, la densité des bois d’y rouler au frais l’été, la nature du terrain de s’y faire
plaisir toute l’année.

Le décalage horaire entre les Savoies et Lyon mettant en retard quelques participants, certain
mettent à profit ce temps libre pour musarder dans les rayons de Loisirs VTT. On cause matos, on
admire les vélos en expo, on se réchauffe un peu car le temps à l’extérieur est au brouillard et à
l’humidité.

Enfin vers 11H le groupe se met en route. 20 bikeuses et bikers partent à l’assaut des collines
emmenés par les GO Fab et Fred. Certains sont venus de loin pour cette journée de vélo...Nancy,
Besançon, les Savoies...dommage que le soleil ne leur fasse pas l’honneur de sa présence.

Fab avait annoncé la couleur, ici le parcours est globalement montant.
Bonne pioche ! ! Effectivement le terrain ne fait pas dans la dentelle. Même si le 1er chemin
emprunté est large, il a le mauvais goût de tailler sa trace directement dans la pente. Rapidement
le terrain montre lui aussi sa vraie nature. Du sage revêtement sableux, on passe à un salmigondis
de racines, pierres, dalles et feuilles du plus bel effet. Il faut en permanence deviner ce qui se
cache sous les feuilles mortes pour doser l’effort et poser la roue au bon endroit. Et l’on est
encore qu’en montée.

De coups de jarrets en regroupement, de crevaisons et pause pipi (c’est dingue comme les filles
ne sont pas étanches....) notre groupe progresse doucement. Certains passages sont de vrais murs
dont la pente est accentuée par la présence de pierres et de racines. Il faut monter en puissance.
A d’autres endroits il faut même porter. Ce terrain n’a rien à envier à des zones de montagne ;
dénivelée et difficulté du terrain, c’est dur mais franchement c’est un
régal. Même Dominique " Carbone ", qui un moment livre un douloureux combat entre son estomac et
lui-même et dont l’enjeu est le maintien du petit déjeuner à la place où il devrait être, ne boude
pas son plaisir. Steve lui attend avec impatience les 1eres descentes pour s’exprimer aux commandes
du Jekyll loué pour essai auprès de Loisirs VTT, non sans ce demander qui sont les fous avec
lesquels il roule pour la 1ere fois.

Enfin la pente s’inverse. Fab en organisateur attentif nous briefe sur la suite. Ce que nous
avons vu en montée se confirme en descente. Il faut piloter tout en souplesse. Le terrain masqué
par les feuilles est piégeux. Y’a-t’il une ornière ? Une racine ? Un dévers ? Les pierres sont
glissantes et cassantes. Il faut parfois subir le vélo. Moment de doute : passe, passe pas ? ? Le
chemin se creuse, on est dans une ravine. Au sortir d’une courbe, une série de marches. Bon sang je
vais me planter ! ! ! Non ça passe, en vrac mais ça passe... Faby est sur le coté à l’arrêt : "Ca
va ? ?". Pas de bobo. Tous les sens en éveil, placer la roue, pas déséquilibrer les masses,
doucement sur le frein avant. Enfin le groupe arrive en bas de la pente. Ce n’est pas le moment de
se gaufrer. Tom2 a eu moins de chance, il a relooké façon compression de César sa commande de
frein. Technique, et cassante, cette descente est à la hauteur des efforts consentis pour y
arriver. Que du bonheur !

La montée qui suit est du même bois que la précédente. Nous progressons, non sans une petite
pause fuite sur le No Tube de Carbone (un classique) puis enfin nous arrivons au regroupement final
pour la pause déjeuner. Il est prés de 13H et nous n’avons pas inscrit
beaucoup de kilomètres au compteur. Par contre la bonne humeur générale est là, et le soleil daigne
enfin montrer son nez. Une fois les sandwichs engloutis, certains inaugurent un nouveau jeu qui
risque de reléguer le gobage de Flanby au rang de plaisanterie de patronage : le Chamalow trash
contest
, dont nous ne donnerons pas ici les règles, pouvant toutefois vous indiquer que c’est un
jeu à la con...en tout cas une bonne crise de fou rire.

Le groupe repart enfin pour une dernière boucle avec un beau final. Une première descente bien
technique dans laquelle il faut piloter fin, puis une piste propice à l’arsouille dans une forêt de
résineux, dans laquelle Faby s’offrira une belle chute, heureusement sans gravité. Enfin, c’est la
redescente vers Pollionnais. La plus belle du coin probablement. Assez longue, cassante, technique.
Elle en étonneras plus d’un mais ravira tout le monde. Puis c’est le regroupement au village,
retour aux voitures, fin du 1er épisode.

Part 2 : La ville

Nous nous retrouvons à Lyon, aux abords de la Halle Tony Garnier pour
une petite virée découverte de Lyon qui devrait se terminer à la nuit. Chacun remonte rapidement
les vélos et s’équipe en éclairage puis le groupe s’élance dans la circulation. Nous reprenons
rapidement les quais, longeant le Rhône jusqu’au confluent avec la Saône. Là nous remontons les
quais. Les anciens hangars sont repeints, des péniches aménagées sont amarrées aux quais remplis de
promeneurs. Bientôt la ville apparaît sur les collines qui surplombent l’autre rive. C’était là la
limite de Lyon au XVIIIeme siècle. Nous traversons la Saône sur une passerelle.

Lorsque nous rentrons dans les vieux quartiers de Lyon, Fab nous prévient qu’il va falloir affûter
ses mollets. Un virage à gauche, et nous attaquons la montée de la Gourguillonaise toute en pavage.
Les promeneurs nous encouragent dans cette ascension. Une fois en haut il nous faut encore
grimper, même si la pente s’adouci. Nous longeons le théâtre antique de Lyon. Dommage pas le temps
de nous arrêter. Enfin nous pénétrons dans le parc de Fourvière.

Au travers de la végétation la ville nous apparaît tout en bas. La musique d’une fanfare monte
jusqu’à nous. La nuit commence à tomber. Ce parc est accroché à la pente de la colline, et nous
roulons à hauteur des toits des maisons en contrebas. Un moment à flanc de colline le chemin
remonte dans la pente, formant un lacet. Une mac à l’envers quoi ! Au
sommet un escalier et nous arrivons au pied de la basilique Notre Dame de Fourvière qui domine la
ville. De là nous avons un point de vue immense sur la ville. Nous restons là un moment à admirer
le paysage et le monument. Il y a même une copie de la Tour Eiffel. Il est temps de se remettre en
route.

Fab nous fait alors traverser le parc des hauteurs, accroché au sommet de la colline. Vite fait,
un coup d’oeil sur les Monts d’Or, futur théâtre d’un futur probable Lugdunum Day. Le groupe suit
un moment la passerelle du parc puis un chemin et, au pied d’un petit escalier, nous arrivons à ce
qui est un des points fort de notre périple : la piste de descente de la Sarra. Haut lieu des
compétitions VTT, cette piste de descente a vu les meilleurs crampons y défiler. Ce soir, entre
chien et loup, ce sont ceux de VTTnet qui vont lui caresser le dos. Déjà d’un bon niveau en temps
normal, elle prend une saveur particulière de nuit. Le passage du bois est tenté à plusieurs
reprises par les plus hardis, histoire de le passer " propre ". Ce n’est qu’une fois la nuit tout à
fait tombée qu’il faut se résoudre à quitter l’endroit..

Au bas de la piste nous retrouvons une route, puis une ruelle, et enfin un escalier. La montée
des Carnes Déchaussée, un escalier qui file tout droit sur St Paul, une rampe au milieu. Une vrai
piste de dual urbaine. Une fois en bas, Fab’ entame alors la partie
culturelle de notre périple. Visite d’une traboule, ces fameux passages sous les immeubles du vieux
Lyon, débouchant dans une très belle cour intérieure de style Florentin. Nous traversons St Jean,
quartier classé et ayant échappé aux bulldozers grâce à André Malraux. Le temps de traverser la
Saône de nouveau et nous voilà au pied du mur des Lyonnais, une gigantesque fresque en trompe l’ ?il
où sont représentés grandeur nature les Lyonnais célèbre d’hier et d’aujourd’hui : L’abbé Pierre,
St Ex’, les frères Lumiére, San Antonio, Edouard Herriot, Jacquard...

Une petite pause photo sur la place de Terreaux entièrement refaite par
le sculpteur Buren, avant de rejoindre le parc de la Tête d’or, un espace vert au centre de Lyon.
Tom2, probablement impressionné par l’architecture de l’opéra improvise une figure de style,
tendance curling, sur les dalles de la place. Un petit passage par un single longeant le Rhône, où
Fab’ nous promet des castors et nous parvenons au parc. Nous nous promènerons longuement dans
celui-ci, désert à cette heure, traversant le zoo, avant d’entamer un retour par les quais, pendant
lequel nous pourrons admirer à loisir Lyon de nuit et les ponts du Rhône tous illuminés.

Quand nous rangeons enfin les VTT dans le coffre des voitures, nous avons tous les crocs, et les
odeurs qui nous parviennent des marchants ambulants nous motivent pour la dernière épreuve du jour,
une visite d’un petit restau de la Croix Rousse .

Part 3 : Suite, faim et fin

Lorsque nous nous retrouvons tous en début de soirée, autour d’une
grande table tous les visages sont illuminés d’une belle banane. Certaines épouses nous ont
rejoins. Les plaisirs de la table vont achever de bonne manière cette belle journée. On s’y
remémore les bons moments de cette virée et on discute des prochaines sorties. Ce n’est pas sans un
certain pincement au c ?ur que l’on se sépare.

Fab’ nous aura préparé une excellente journée ou le vtt aura vibré de façon varié, alliant le
technique du matin à l’originalité d’une sortie touristique en ville. Un très bon moment qui aura
rappelé à tous l’ambiance des meilleurs Randonets. On en redemande. Merci à RL pour son support
logistique, à Fred pour le tracé urbain, à Fab pour le tracé champêtre et son aorganisation sans
faille ! On reviendra !

VTTnet Novembre 2003

Quelques Liens

- Les images de cette journée, par Rouelibre - Le
reportage sur la Lyon Free VTT



Auteur - RouelibrE




Nous contacter - Infos légales - rss - Copyright VTTnet 1997/2013