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  2ème manche : Tihange


(18/05/2004)

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2ème manche du championnat de Belgique de Dual : Tihange


Le 2 mai, soit une semaine après la première manche de Amay, tous les dualistes avaient
rendez-vous juste à coté de la centrale nucléaire de Tihange pour une seconde manche... explosive
 !


Notons d’entrée de jeu que ce dual était organisé conjointement avec une randonnée vtt, par
une association caritative fondée par les pompiers de Tihange pour venir en aide aux enfants
cancéreux. Une autre bonne raison donc, d’avoir été présent ce dimanche sur la piste ou les
sentiers de bord de Meuse.


La piste


Pour trancher d’avec Amay, les organisateurs nous avaient promis de la pente. Et promesse
fut tenue. Tracé dans un champ, la piste était un savant mélange de slalom à l’ancienne et de
sauts histoire de mettre du spectacle.


Après être montés à la queue-leu-leu en poussant leur monture, les pilotes prennent place
sur la grille de départ installée pour l’occasion sur une remorque à foin.


Le parcours commence par un magnifique Z aux virages très serrés qu’il faut négocier avec
maîtrise pour ne pas sortir des rubalises ou se mettre à terre. Il va sans dire que la relance est
prédominante à cet endroit où il est déjà possible de faire une grosse différence. Directement
après, c’est droit dans la pente pour se prendre de face une table en bois qui ne serait
monstrueuse si la réception n’était si inclinée. Pas besoin de prendre le moindre appel pour
décoller et se retrouver propulsé loin, bien loin, dans l’herbe en contre-bas.


Mais ce n’est là que l’apéritif, le hors-d’oeuvre est constitué d’un pif-paf (double virage
en S) qui, si vous n’avez pas modéré votre ardeur après la table, est sanctionné par un tout droit
incontrôlable. En sortie, la pente s’accentue encore. A ce moment, il est possible d’atteindre des
vitesses inavouables. Ce qui n’est de toute façon pas bien grave puisqu’aucun concurrent n’a de
compteur :-)


Quand la déclivité diminue, la piste oblique légèrement sur la droite pour présenter le
biker face à une double. Un choix se pose alors, soit vous décider d’absorber et il faut piler sur
les freins, soit vous décider de sauter et il faut être vachement sûr de son coup. Cette
difficulté verra en effet plusieurs crashs dont un sérieux qui nécessitera l’intervention d’une
ambulance.(A l’heure actuelle, je n’ai pas de nouvelle du malheureux concurrent).


Suite à la première double un virage à angle droit vous fait attaquer le champ en faut plat
montant et une seconde double est présente. Celle-ci est bien moins traître que sa jumelle car
vous avez alors perdu pas mal de vitesse. Une dernière relance à s’arracher les poumons, et vous
passez la ligne d’arrivée en levant les bras au ciel. Du moins, si vous êtes premier !


Entraînement et qualifications


Arrivé sur les lieu, j’essaye tout de suite les sauts en tâtant les appels mais sans trop
décoller. Pas folle la bête. Je remarque immédiatement que, sur la double de gauche, la rampe
s’est creusée ce qui fait taper la roue arrière et pivoter le vélo vers l’avant durant la phase
aérienne. Si rien n’est fait à ce moment, c’est atterrissage sur la roue avant et belle gamelle en
perspective. Glup !


Je monte un peu plus haut dans la pente, histoire de voir comment se comporte les pneus Geax
Sturdy dans l’herbe mouillée. Ils se révèlent être des savonnettes ! Pas moyen de prendre un
virage ni même de freiner convenablement. Retour à la voiture pour chausser des Michelin Mud DH
(Merci Bizangoo).


Bon, trêve de papotage, faut y aller. Et quand je parle d’y aller c’est sur les bosses. Pas
question de se faire traiter de free-rider et d’enrouler les doubles. Il faut assumer ses choix
même si cela peut s’avérer douloureux. Premier passage, réception de travers, il faut faire
attention à avoir bien redressé le vélo après la porte (le virage) et avant l’appel. Second
passage, je touche légèrement le sol du coude. Traduisez par je me gamelle à la réception mais pas
de bobo. Ce n’est qu’à la troisième tentative que je passe enfin nickel. Sur ce temps deux
concurrents ce sont déjà mis des boîtes au même endroit.


Au premier chronométrage des qualifs, j’assure un max surtout parce que je stresse et ne
fait que le troisième temps à plus de 4 secondes du premier ! Honorable tout de même puisque nous
sommes 10 en catégorie master.


Second run, je le sens mieux et me lache enfin, je sens bien que les pneus accrochent et je
prends confiance. Le résultat est là, je remonte à la seconde place et n’échoue derrière
Christophe Lecocq que pour ... 7 centièmes ! Ca doit être le vent ;-).


Eliminatoires


Après une looooooonngue pause de midi, le coup d’envoi des manches éliminatoires est enfin
donné.


Je suis opposé à un concurrent de la partie nord du pays. Courageux, il a fait le trajet
jusque Huy mais ce n’est pas une raison pour le laisser filer. Je suis en tête sur toute la partie
haute du circuit mais me vautre lamentablement sur la double (vous ai-je dit que l’appel était
délicat ?). Pour ma part meurtri, mais uniquement dans mon amour propre, il passe logiquement en tête en remporte la
première manche.


Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. A la seconde confrontation, j’assure et ne saute que
timidement la bosse qui m’a fait choir. C’est certain, je suis défranchi, mais j’ai rétabli
l’équilibre. Il va y avoir une belle. Je me contiens une seconde fois sur les bosses et me
qualifie pour les demi-finales


Christophe, Pierrick, Mathieu et PAB constituent la brochette finaliste des masters (les
mauvaises langues parlent de vétérans). Je me retrouve face à Mathieu, classé premier du précédent
dual, cela ne va pas être de la tarte. Trois manches seront nécessaires pour nous départager mais,
sur le fil, je passe en finale A.

Christophe se débat contre Pierrick qui vend chèrement sa peau. Tellement chèrement, que je
me demande si un contrôle anti-dopage ne serait pas à envisager ;-) 3 manches donc pour voir
Christophe me rejoindre en final A.


Aucune faute commise sur la première manche, mais Christophe a mis au point une technique
de passage de la table absolument redoutable et c’est sur cette section qu’il me passe. Je reste
accroché et, le fait que je saute la double et lui pas, ne me fait pas remonter
suffisamment.


Après le premier virage de la seconde manche, la messe est dite. Une faute de grip m’a fait
sortir le pied et cela ne pardonne pas. J’ai beau tenter le tout pour le tout, Christophe a creusé
l’écart. J’assure quand même le spectacle en sautant les doubles à fond mais il remporte la manche
et se hisse méritoirement à la première place.


Entre Pierrick et Mathieu, une belle sera nécessaire suite également à une faute de grip de
Mathieu qui se mange de la terre dans le dernier virage. Cela ne l’empêchera pas de finir
troisième.


Encore une excellente journée donc, avec une piste totalement différente de celle d’Amay
qui révèle d’autres qualités chez les pilotes. Convivialité et fair-play ont été présents tout au
long de la compétition, ce qui traduit une organisation réussie.


La manche de Waterloo ayant été annulée, c’est le dimanche 16 mai, dans le parc d’Avroy de
Liège que se retrouveront les participants pour la troisième manche de la coupe de Belgique de
dual. Je ne pourrai malheureusement être présent pour cause de ... Savoienet, rendez-vous organisé
par VTTnet à Chambéry et que je ne manquerai pour rien au monde.


Va y avoir du sport les filles !



Quelques Liens

<- Quelques photos de la piste et
des podium.>

_
<- Le classement de la catégorie master.
>

<- Comptes rendus d’autres manches.>
<- Tout savoir sur le Savoinet.> _


Auteur : PAB
Réagir à cet article : redaction@vtt.org
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