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  Les sacs à dos de petites randonnées


(27/02/2003)

... ou comment faire son choix.

Indispensable pour une randonnée d’un jour en autonomie, le sac à dos. C’est lui qui assure le rangement des quelques effets et matériels indispensables à la réussite de la sortie. Difficile de choisir parmi les produits proposés aujourd’hui, surtout quand il s’agit de porter à VTT. Laissons de suite tomber les sacs en Nylon publicitaires et autres cochonneries, qui à la première branche accrochés laisseront s’éparpiller sur le chemin votre bagage. Va falloir choisir du bon.

Jusqu’à ces dernières années le Vttiste n’avait pas grand choix. Il lui fallait se tourner vers les sacs de montagne ou randonnée peu confortables à porter sur un VTT. Puis l’engouement pour la grimpe et les sports natures grandissant, des sacs spécialisés grimpette, escalade ou multiactivité sont apparus dans les rayons "aventure". Serrés prés du corps sans entraver le mouvement, de petit volume (10 à 35 litres) très solides, ces sacs destinés pour des courses à la journée se sont prêtés exactement à la randonnée journée à VTT. Ils n’ont de cesse de s’améliorer et certains fabriquants en ont adaptés pour le VTT en y rajoutant par ex. bandes réfléchissantes et porte lampe, un rangement pour le casque ou la pompe. Ces spécificités n’étant pas incontournables on trouvera tout aussi bien son bonheur au rayon montagne ou escalade. D’autres ont carrément tenu compte du cahier des charges du Vttiste pour créer (avec plus ou moins de bonheur) des produits techniques et spécialisés.

Les critères qui guideront le choix sont les suivants.

Poids, Solidité, Volume, Confort de portage. On peut y rajouter Compartimentage et Gourde intérieure type "Camelback" ainsi que la Ventilation du dos. Indispensable, l’essayage. Incontournable, le prix.

Poids : de 300g à 1200 g pour les plus lourds.

Solidité : Ces sacs appelés à traîner dans des coins pas très hospitaliers devront "tenir le choc". Les "tissus" d’aujourd’hui : Cordura, Polyester...tramés serrés pratiquement indestructibles. En principe l’étiquette spécifie le tissus employé ainsi que son tramage.

Volume : Plus il sera grand plus il emmagasinera, plus lourd il sera. . .et plus le dos souffrira. . . 25l est un volume honnête pour une journée. Il permet d’y ranger trousse à outils, trousse de secours, repas, réchaud à gaz, bouteille(s) d’eau et effets de rechange. Les sacs compartimentés, à poches frontales, latérales, filets externes (idéal pour se débarrasser de son parka ou coupe-vent) sont des plus pratiques à charger.

Confort de portage : Primordial, les bretelles ergonomiques et matelassées réglables, éviter les sangles qui scient les épaules et coupent la circulation du sang. La préférence ira aux modèles à sangle de poitrine qui maintient les bretelles sur les épaules ajustant étroitement le sac au corps. La ceinture, si elle n’est pas matelassée, sera large (4 à 5 cm). Important, un dos matelassé évite de sentir les coins du réchaud à gaz ou le rebord de la boîte Tupperware. Dans les modèles les plus performants on trouvera des dos à armatures, sangles de compression et housse anti-pluie.

La ventilation du dos : Argument de vente s’il en est, car quel que soit le matériau employé, le dos se mouillera. Absorbant ? avant d’absorber il faudra que toutes les couches de vêtements soient trempées, à fortiori la peau. Ventilation par espacement de coussinets, ok, mais la surface restant libre n’autorise pas une réelle aération et la position inclinée du dos sur le vélo, font que la surface totale du sac reste en contact avec le dit dos (didou dido !). Plus ou moins, le dos sera malgré tout mouillé. Le remède le plus efficace restant le tee-shirt de rechange.

Le compartimentage : Trop de poches et rangements donneront lieu à un casse tête à chaque préparation. On pourrait conseiller : Une ou deux poches extérieures frontales pour les outils et les barres de céréales, deux poches latérales pour le rangement des cartes, boussole, trousse de secours et bricoles servant le plus souvent. La poche du sac proprement dit qui contiendra éventuellement une ou deux pochettes de rangements pour l’argent et les papiers. C’est dans cette poche principale que l’on rangera le plus lourd, réchaud à gaz, bouteilles d’eau, conserves.. .en prenant bien soin de répartir les poids de manière à ce qu’ils ne se situent pas tous au fond du sac qui devient alors désagréable à porter. Si possible que l’ouverture principale se fasse intégralement (fermeture éclair de bas en haut autour du sac), il est pénible de chercher son matos en tâtonnant au travers d’une ouverture supérieure de vingt centimètres de diamètre ! Bienvenu, un filet qui pourra contenir casque ou vêtement mouillé.

La gourde intérieure : A qui revient l’idée de la gourde dans le dos, Camelbak ou Chapack, peut-être quelqu’un d’autre, mais ce truc là c’était le truc à trouver pour le VTT ! L’associer au sac était ce qui devait compléter cette idée géniale. Coincée dans une poche réservée à elle seule, entre le sac et le dos (du sac à dos ;-), le plus souvent isolée thermiquement (très moyennement), elle laisse les mains libres pour boire tout son saoul à n’importe quel moment. Les bricoleurs l’achèteront individuellement et trouveront le moyen de l’adapter dans leur sac du moment.

L’essayage : A moins de connaître le produit on pourra commander sur catalogue. Mais bon, en rando si le sac gêne c’est pour un long moment. Le mieux est encore de l’essayer, de ne pas hésiter à casser les pieds du vendeur pour virer tout le fatras de papier qui remplit le sac et y mettre du lourd à la place. En rayon, le rabattant supérieur colle toujours au sac tip-top, après quand dans ton garage tu le charges, c’est une autre histoire ! Ca badaille dans tous les sens. Le rayon rando n’est jamais bien loin, il y a là, entre les gamelles, les réchauds et autres godillots de quoi apprécier le comportement du sac chargé. Le dos doit rester bien plat et ne pas s’arrondir sous l’effet du chargement. Bien regarder les possibilités de réglages, penser qu’en hiver, il y a en plus l’épaisseur de la polaire et du parka. Attention à ne pas tomber non plus dans l’excès en choisissant trop compliqué, ces sacs ne sont pas des sacs de trekking au long cours nécessitant des réglages ultra précis, à moins que l’élu ne vous accompagne pour d’autres sorties. ...

Le prix : Ben oui, c’est quand même lui qui tranchera, allez, une fourchette dans cette catégorie, 150F pour les premiers sacs techniques à attaches parachute, en passant par une moyenne de 450F pour les bons produits jusqu’aux alentours de 700F pour le top.


La liste ci-dessous n’est pas exhaustive et n’est là que pour l’exemple. Le choix est plus que vaste,vous aurez le temps de trouver votre futur compagnon de randonnée avant le printemps.

Le Tailwind de Ultimate.

Multiactivité, ce sac inclus une gourde à tuyau pipette de 2 litres. D’un volume total de 16 l il se compose de plusieurs poches, attention le chéquier, ce modèle côutait chez Routens en 97 : 730FF !
l’ Alpinist de 35 litres.

Celui-là, je le traîne depuis deux ans, trouvé chez GO Sport. Je lui ai adapté une poche intérieure dans laquelle je place la gourde de mon "Mule". Ses plus, un dos indéformable, confortable (mais mouillant malgré les quatre coussinets) doté d’un filet extractible capable d’accueillir casque, parka ou grosse polaire. .prix en 96 : 269FF.

Chapak. Sa notoriété n’est plus à faire. En vente chez tout bon vélociste.

Ici le "Raider" avec poche à boisson à tuyau d’aspiration et le modèle "Trotter". Respectivement chez Routens en 97 : 414.50FF et 377FF.

Le Speedy 18 de BIG PACK.

Ouverture totale de la face avant, 2 poches latérales à filet extensible, protection anti-pluie et anti-boue disposant d’une housse amovible pour le casque. Doté d’une attache pour lampe arrière, d’un volume de 18 l ce sac était proposé en 95 sur le catalogue du Vieux campeur à un prix de 249FF.

Raider

Petit sac à dos multifonctions le "Raider" de Décathlon. Il suffira à peine pour une rando d’une journée. Son volume total de 7litres suffisant pour emporter deux litres d’eau dans sa gourde à pipette. Plusieurs poches, dont une interne pour les papiers et argent liquide (ayez le réflexe étanchéité en les isolant dans des sacs de congélation par ex.). Ce sac est confortable à conditon de ne pas se servir de la sangle transversale qui relie les deux bretelles larges et élastiques. En effet, cette sangle courte, également élastique, placée très haut sur le sternum comprime le haut thorax, ha ! le sac bouge plus ! Décathlon déconseille de dépasser les 3 kg, gourde pleine, il vous reste donc 1 kg, à vos balances.....Prix catalogue 97 : 239FF mais trouvé a 190FF en rayon.

Transland 20

Décathlon encore, avec le modèle ci-dessus, le "Transland 20 l" (existe aussi en 10 et 30 litres). Equipé d’une gourde intérieure à pipette de 2 l de contenance isolée thermiquement, oui mais on préférerait avoir des données plus précises quant à cette fameuse isolation ! C’est un sac tout particulièrement destiné à la rando journée. Son volume de 20 litres est suffisant, les sangles matelassées ainsi que la ceinture ventrale confortables, la sangle thoracique réglable. Bien, une sangle de compression pour réduire le volume inutile. Avec ce produit Décathlon s’est réellement penché sur le problème de l’aération du dos. Les coussinets isolants destinés à éloigner et canaliser la circulation de l’air entre le sac et le dos sont vraiment très épais, à voir.... Prix constaté en rayon : 319FF.

Le "CAMELBAK",ci-dessous, sans être à proprement parler un véritable sac à dos en a néanmoins les caractéristiques. Plus particulièrement destiné aux courtes sorties "sportives" réellement étudié VTT pour certains, il permet d’emporter quelques outils et barres de céréales. Rendra service sur quelques heures de rando "légères". Importé en France par Philamy se trouve chez tout bon revendeur d’accessoires sports ou cycles. Dans son catalogue 97 Philamy décrit les produits CAMELBAK doté d’un tissus dorsal (magique !) anti-transpirant, sur la nouvelle plaquette il note une isothermie de longue durée (au lieu des 4 heures annoncées en 97) à quel moment commence et fini l’isothermie ? et pour quelles températures ? pour être crédible sur cet argument il faudrait (comme pour Décathlon) faire les tests et les donner. Le modèle HAWG, offre une poche principale de bonne capacité, appréciable : les deux sangles de compression sous ce sac servant également de sangle de portage, parka ou polaire roulés par ex.

CAMELBAK

De gauche à droite, le "HAWG" doté d’une gourde de 2,7 l de volume, le nouveau "Mule" également de 2,7 l et le "Rogue" de 2 l . Respectivement 649FF, 499FF & 349FF en 1997.

Les modèles Poseidon & Aquasimodo.

Ils sont beaux, ils ont indubitablement un look technique mais pas disponibles avant mars les beaux sacs Cannondale m’a dit mon vélociste. J’attends..avec impatience !
Whoops 32 de Lafuma
Au catalogue hiver 98, ce sac multiactivité de 32 litres se décline aussi en 25 litres, il est donné avec un "dos aéré", technique, doté de nombreuses sangles porte-bâtons, porte-skis etc, il est également pourvu d’un logement pour la gourde à pipette. Intéressant, l’élastique porte matériel sur le dessus.

Bonnes rando et à + sur les chemins,
Xtian

Merci à Cap 83 (Six-Fours, Var) pour l’aide apportée.



Auteur - Christian Allemand




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