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  The opening session « les 7 Laux » : magnificient seven !!


(16/06/2006)

<REP|SITE/2006/7laux>
Samedi 3 juin, Grenoble, France, 11h. Ces satanés nuages se sont accrochés là-haut. Temps de m.... et le thermomètre qui ne veux pas dépasser les 15°. Et plus la voiture monte à l’assaut du sommet, et plus le chiffre descend ; 9, 8, 7°C. Mais malgré ces conditions dignes d’un mois de mars, plus propices au ski qu’au VTT (il a neigé dans la semaine), quand nous débarquons sur le parking de Pipay, il est au ¾ plein. Divine surprise !

En 2005, l’ouverture du bike park des 7 Laux, avait été une des bonnes surprise de la saison. Un spot relevé, ni usine à touristes, ni spot ultime et inaccessible au commun des riders, la petite station iséroise avait étonné, sans malheureusement totalement trouver la fréquentation qu’elle méritait. La faute à une ouverture trop tardive.

Pour 2006, Boris et ses potes avaient mis les bouchées doubles pour assurer une ouverture dés début juin avec plein de nouveaux aménagements. Et le taux de remplissage du parking en cette 1ere journée tend à prouver que le message est bien passé.

No bad rider, no prise de tête

Cette maxime est de mister Momo himself. Le médiatique boss-pilote-annimateur de la non moins médiatique marque planet X en France est d’ailleurs sur place, ce qui prouve que l’on est au bon endroit ! Sur le parking une faune bariolée se croise, s’interpelle, discute. On est loin des spots « frime » où il faut être pour montrer sa tenue et son onéreux biclou...ici on partage le même plaisir, la même passion et on se tape du reste. Improbables machines et jeans sont de la partie.

Après un rapide repas sur le pouce on termine de s’équiper, non sans hésiter sur la tenue, tant le temps est incertain. Ce qui par contre semble acquis c’est qu’en haut il doit faire froid.

Une fois sur le plateau de départ on goûte à l’ambiance. Il y a du monde et du swing. Du coté de l’école de VTT une bonne sono crache ses watt, plus loin on aperçoit les modules du park. « Il y a du gros niveau... » nous a prévenu Man’, un des VTTnet’s boys croisé sur le parking. Francky, lui aussi de VTTnet et arrivé depuis l’ouverture, nous confirme qu’il y a du talent sur le terrain.

Nous nous dirigeons vers le départ du télécabine. Il y a la foule des grands jours mais personne ne se bouscule. Cool, chacun prend sa place sans jouer des coudes ni chercher à grappiller la place du voisin. No prise de tête on vous dit...Autre bonne surprise, l’heure du café étant passée, la caissière nous gratifie d’un sourire et d’un tarif mi-journée. Que du bon...

La remontée mécanique qui dessert le secteur est hybride, mélangeant siéges 6 places avec des cabines...surprenant. Et avec le petit vent qui souffle il vaut mieux tirer le bon ticket. Raté pour ma pomme, j’écope d’un siége. Le début du voyage me permet de profiter de la vue et de mater le bike park d’en haut. Mais une fois passé la crête c’est une autre paire de manches. Le sol à cet endroit est entièrement couvert de neige. La piste noire est noyée sous une abondante couche de neige et au loin de rares traces désignent ce qui doit être en temps normal la rouge Mataru. Des aventuriers y progressent difficilement, alternant un équilibre précaire sur le vélo avec de belles glissades sur la neige...De l’autre coté, le manteau neigeux est coupé dans la pente par une grande trace brune ; la piste. Elle a l’air boueuse, mais des pilotes y envoient des sauts sur chaque bosses. J’ai bien le temps de les observer car à chaque déchargement de vélos à la gare du haut, le télésiège s’arrête, de quoi apprécier le vent d’altitude.

Enfin l’arrivée. Nous récupérons nos vtt. Tout est recouvert de neige ; le fait d’avoir des vélos plutôt que des skis parait presque incongru. Nous même détonnons dans le paysage car nous sommes encore propres et que devant nous défilent des pilotes et des machines couverts de boue. Il est temps pour nous de nous noyer dans la masse et de nous salir !

Nous commençons donc par la bleu Oudis. Chacun essaye de suivre une trace dans la neige. On progresse parfois dans un équilibre précaire et dans une bonne humeur communicative...qui va chuter le 1er ? Le passage dans la rhodoraie donne lieu à un égaillage de bikers dans la nature et la neige...on ne trouve pas la piste et chacun improvise. Enfin nous rejoignons la crête et une trace bien nette.

La bleu N°2 n’a pas changée depuis 2005. La zone est bien « dré dans l’pentu », ça tabasse dans la tôle ondulée, ça bouillasse, ça secoue dans le faut plat, ça plonge dans la prairie, ça rebouillasse, ça glissouille, ça saute au passage de la piste 4x4, ça secoue dans le pierrier....attention la cassure !!! Cul sur la roue arrière (pas grave on est déjà dégueulasses...). Ca passe nickel. On relance dans la pente tout en pierres. Une chute ici et c’est la méga pizza au minimum ! Gros gaz, la poignée dans le coin avant l’épingle qui mène au single final. Là c’est une longue trace qui serpente à flanc de montagne, avec des gués, des mines sous forme de rochers et de passages pierreux. Bien lancé on peut même franchir les zones en faux plat sans pédaler. Mais c’est qui qui me met la pression derrière ? Et notre cadet qui n’a que 15 ans il suit ? A zut !! j’ai oublié le piége de la baïonnette...juste après une zone très roulante, le chemin remonte très légèrement, avant de tourner autours d’un rocher très brutalement pour retomber direct dans l’axe de la paroi. Ca passe...gaz....dernière zone très roulante, relevé, petit piége et enfin zone de regroupement. Un pilote est arrêté là et me sourit : « Toujours aussi bon ce petit single... ». Tu parles, il est mieux que cela !! Tout un hiver qu’on attendait ce moment là !

Bleu, Rouge, paire et park

Nous retrouvons à ce niveaux là les balises de la nouvelle piste rouge, ouverte pour cette saison. Nous les suivons et plongeons dans la forêt. La trace est toute neuve, et le chemin n’a pas encore « pris sa place ». Pierres, racines, rhodos couchés et surtout la boue rendent la progression difficile. Il faut pédaler souvent et quelques fois pousser du pied. Enfin le chemin replonge plus franchement dans la pente. Il y a de la marche, du virage et un final technique où il vaut mieux maîtriser si on ne veux pas jouer de l’otb et aller se livrer à une fougueuse embrassade avec la planète. Après une cinquantaine de mètre sur une piste de ski, on retrouve la forêt pour un final des plus sympa avant de débarquer sur le haut du bike park.

Le Bike Park. C’est la plus grosse innovation pour cette année. Situé juste au dessus de la zone de départ, sur l’emplacement d’une petite piste verte, on peu y accéder directement en arrivant pour une session pure jumps, sans avoir à monter au sommet. Du beau boulot ce park, 3 belles lignes composées en majorité de passage de type shore. Il y en a pour tous les goût et ça se bouscule sur les modules. On ne nous a pas mentit : il y a du « niveau »...Les plus grosses passerelles sont le théâtre de beaux moments de bravoures, avec des pilotes qui claquent des Xup, table top et même des supermen !!!

Au rangs des plus gros succès, le beau tremplin « Big Bike », la passerelle centrale perchée à prés de 4m et dont on ne peut sortir qu’en claquant un saut sur la rampe de descente, le wall ride et le module de sortie, situé au font du park. Coté débutants pas de problèmes, une ligne est construite pour eux afin de s’initier aux joies du pilotage façon « north shore ». Les amateurs de relevés et autres doubles peuvent quand à eux, se faire plaisir sur une ligne très typée 4X.

L’ambiance du park est vraiment très sympa. On observe les « pros », on s’encourage mutuellement à tenter l’impossible. Un streeteur avec sa machine hybride, un seul frein et un slick de 24’’ à arrière nous apostrophe : « Vas y ça passe tout seul !! ». Je m’offre la passerelle de droite, moins haute mais inclinée vers le haut et surtout qui se rétrécie pour se terminer avec quelque 15 malheureux cm de large. Effectivement ça passe tout seul. Je franchis le fossé et revient sur terre bien dans l’axe de la pente de réception mais avec la très désagréable impression d’être à la limite de l’otb du siècle !! J’en reste là tandis que notre cadet -15 ans- s’applique à nous couvrir de ridicule en passant des tables top et autres incorrections vététesques sur la « big bike ».

Nous quittons presque à regret la zone pour remonter au sommet, cette fois-ci nous voyageons au chaud dans la cabine.

Ca glisse au pays des merveilles...

Nous décidons de tester la nouvelle piste rouge, ouverte cette année. Nous empruntons pour la rejoindre le haut de la piste noire. Avec le soleil qui pointe son nez, la neige commence à fondre, transformant le lieu en un splendide champ de boue. Néanmoins il y a suffisamment de grip dans les virages relevés, qui succèdent aux obstacles, bosses, doubles, petites tables. Au sortir d’une table, une ligne « dré dans l’pentu » qui rejoint un pif-paf tout en gros relevés. Une fois passé les bosses c’est « incontroling area »...il faut laisser glisser le vélo, sans trop jouer des freins, au risque d’aller prendre un bon bain de boue. C’est d’ailleurs ce que Frédo testera dés le prochain passage. Pour cette fois, toute notre petite équipe parvient en bas de la piste sans chute et nous nous regroupons sur la créte.

Francky s’engage dans la pente, évitant l’entrée de la piste bleu. Mais où va t’il ? On le voit disparaître derrière la pente tandis que l’on distingue une 1ere balise. C’est donc là. La nouvelle piste rouge est tracée à flanc d’une belle pente. Les difficultés sont nombreuses et il faut d’autant plus de doigtés et de métier que l’humidité rends l’adhérence des plus précaire. Nous progressons doucement mais sûrement, devinant tout le potentiel de l’endroit par temps moins humide. C’est à ce moment que notre « petit jeune » s’offre un bel otb dans un pierrier, doublé d’une crevaison. Sympa de réparer dans la bouillasse...Découragé par cet incident, nous squizons la fin de la rouge et rentrons par la bleu pour remettre le couvert non sans un petit passage par les passerelles du park.

Fin de party

C’est finalement bien rincés et sous un soleil revenu que nous posons enfin les vtt pour profiter d’une bonne « Mandrin » (*) offerte par les sympathiques et jolies demoiselles du stand Big Bike. Car un mini salon est dressé sur l’esplanade de départ ce qui permet à ceux qui ne roulent plus de décompresser parmi les stands. Les cabines elles tournent encore pour satisfaire les plus enragés et permettre à ceux qui le veulent d’aller tester des vélos. Elles ne s’arrêteront qu’en début de soirée. Le park ne désempli pas et de très nombreux pilotes jouent encore aux funambules. On discute, on commente, on retrouve des potes, on s’en fait de nouveaux...un peu plus loin les animateurs de cette journée préparent le barbecue géant tandis que les stands de lavage ne désemplissent pas pour redonner un peu d’allure et de couleurs aux vtt tous couverts d’une belle couche de boue.

« Fabulous Momo » va jouer du micro pour assurer l’animation et faire gagner des goodies aux participants. Le gros lot, une fourche Marzo’ va être l’occasion d’improviser une course à pied au milieu du bike park, sous les commentaires gouailleur du plus célèbre des tchatcheurs de la planète vtt. Un peu plus loin, sur la terrasse du petit restau local, les groupes de rock font chauffer les cordes pour le concert organisé en soirée. C’est dans cette ambiance des plus sympas, que l’on dévore les saucisses et merguez du BBC géant pour se retaper de cette journée d’ouverture.

Malgré une météo peu clémente les jours précédents et qui a pesé sur la journée, cette 2eme opening session fut un gros succès, tant en fréquentation qu’en ambiance. Une journée tout à fait à l’image du spot, relevé techniquement, sans prise de tête, tout dans le plaisir de rouler, no stress, full fun...Un encouragement à continuer pour ceux qui mouillent la chemise pour faire vivre l’endroit et le faire évoluer. Casque bas les gars, on va très vite revenir !

PLUS

- Reportage en images sur www.skipalex.com...à visiter absolument !

- Les shoots photo de la journée du Man sur son site

- la fiche « spot » de la station par VTTnet, infos pratique et testing

- le sitede la station


(*) Mandrin : célèbre bandit local et spécialité brassicole Grenobloise


Reportage : Albatros Team
Crédit photos : Boris Dufour et Man’ Darlix




Auteur - RouelibrE




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